TFC - Bastia : Moussa Diarra, comme un symbole

Publié le 14 août 2021 à 09:40 par Samuel Cadène

Avant d'affronter Bastia pour la deuxième rencontre à domicile de la saison, le TFC de Philippe Montanier va devoir remanier une fois de plus son schéma tactique. Si un joueur ne semble pas être gêné par ces variations fréquentes, c'est bien Moussa Diarra.

En position de force et solidement ancré à la seconde place du classement avant de recevoir la deuxième équipe corse de Ligue 2 dans son Stadium, le TFC n'en est pas moins handicapé par les pépins physiques en cette fin d'été. En effet, Bafodé Diakité est toujours indisponible, et le latéral gauche Issiaga Sylla a dû céder sa place en cours de jeu à Tom Rapnouil à Pau, touché au mollet. Si la blessure de l'ancien lensois semble moins grave que prévue, il ne sera toutefois pas remis à temps, et c'est le jeune Pitchoun Moussa Diarra qui devrait reprendre sa place sur le flanc gauche au sein d'un 4-3-3.

Arrivé au centre de formation du TFC en 2016 après avoir été courtisé par le SM Caen et différents clubs étrangers, le jeune Moussa passé par Stains, le Bourget et Drancy en région parisienne s'est tout de suite fondu dans l'ADN du club de la ville Rose. Très vite surclassé en U19, le joueur formé aux postes de défenseur central axe gauche et de latéral gauche est un leader de vestiaire. Partout où il est passé, il a été capitaine. C'est lui qui portait le brassard au Stade de France lors de la finale de Gambardella perdue contre l'AS Saint-Etienne. 

Leader sur, et en dehors du terrain

Leader par l'exemple, il est aussi l'un des ambianceur du vestiaire aux côtés de son grand pote de toujours, Amine Adli. Inséparables, les deux compères ont obtenu leur baccalauréat la même année, dans la même classe, de quoi tisser des liens puissants. "Je me rappelle dès mon arrivée des premiers rires partagés avec Amine Adli. Aujourd'hui, quand nous sommes tous les deux aux entraînements avec le groupe professionnel, il nous arrive encore de rire ensemble sur le terrain. On peut toujours expliquer les choix par des plans de carrière. Moi, j'ai choisi le TFC parce que je me suis rapidement fait des amis. Et j'y suis toujours aussi bien. Sincèrement, si tu n'as pas de copains, comme c'est le cas pour moi avec Amine, Moussa (Kamara) et d'autres, tu ne tiens pas longtemps", déclarait-il à ses débuts en 2018. Dans un effectif où Adli et Antiste vont partir et où Koné est déjà loin, il y a fort à parier que Moussa prenne le relais du fameux cri de guerre d'après-match.

Sur le pré, l'une de ses premières qualités est celle de l'adaptation en toutes circonstances. On l'a dit, il est un défenseur latéral ou axial de formation. Pourtant, il n'a pas rechigné la saison dernière lorsque Patrice Garande l'a utilisé dans un poste de milieu défensif aussi surprenant pour lui que pour les nombreux observateurs qui se demandaient bien quelle mouche venait de piquer l'ancien coach du TFC pour l'utiliser de la sorte. Diarra est un besogneux. Aligné cette année dans l'axe gauche de la défense par Philippe Montanier, il donne du fil à retordre aux attaquants adverses, notamment pour le prendre dans son dos tant il est véloce.

Petit gabarit pour un axial (1.85m), il paye le contre-coup de sa rapidité par sa taille qui ne l'avantage pas dans les duels aériens (60% gagnés cette saison). Il gagnerait parfois également à lâcher son ballon plus rapidement, mais, à l'instar de Ruben Gabrielsen, il ne perd en moyenne qu'un ballon dans son camp toutes les 95 minutes. Un joli chiffre.

Dans le même cas que ses copains Rouault, Ngoumou, et consorts, le contrat du natif de Stains court jusqu'en juin 2022. À l'heure où nous parlons, les négociations sont avancées et le Pitchoun devrait prolonger son bail de deux saisons supplémentaires au TFC dans les prochains jours. C'est en tout cas sa volonté la plus sincère. Alors que les latéraux sont des joueurs clés dans le système de Montanier, Moussa Diarra va grimper dans la hiérarchie en cas de départ (probable) de Sylla. Face à Bastia, il ne lui restera plus qu'à continuer sur sa belle lancée, pour, pourquoi pas, incarner la nouvelle vague de Pitchoun qui vont éclore cette année en Ligue 2.

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