Portrait de supportrice, Laurie : "Une fierté de représenter ma ville et le club à travers ce clip"

Publié le 19 November 2020 à 16:00 par Cédric Polizzi

Au Stadium ou ailleurs, des milliers d’hommes et femmes aiment le TFC. Aujourd'hui, la rédaction du site LesViolets.com vous propose de découvrir Laurie Laberinto, l'une des plus ferventes supportrices du TFC.

Quels sont tes premiers souvenirs au Stadium ?

"Cela fera bientôt 15 ans que j'ai mis pour la première fois les pieds au Stadium, c'était pour un TFC-Strasbourg ! C’est fou comme les souvenirs que j'ai de ce moment-là sont, encore aujourd'hui, aussi intacts ! Comme quoi, c'est bien vrai lorsque l'on dit qu'il y a des choses qui peuvent marquer à vie. Cette chaude soirée du 18 août 2007 m'a à la fois permis de découvrir le football, le TFC, mais aussi le Stadium. Bien entendu, je savais en quoi consistait le football, mais j'étais à l'époque incapable de comprendre comment et surtout pourquoi les gens pouvaient arriver à se mettre dans de tels états pour ce sport. J'avais vaguement entendu parler d'une équipe à Toulouse, mais loin de moi l'idée de m'intéresser à ses résultats. Mais ce soir-là, j'ai eu, grâce à une amie, l'opportunité d'aller voir jouer le TFC. Histoire de ne pas mourir idiote, j'ai accepté. Il y a des décisions qui peuvent changer votre vie et celle que j'ai faite ce soir-là, en acceptant d'accompagner mon amie, a clairement changé la mienne. Je pense que je ne serais pas la même personne aujourd'hui si j'avais préféré rester chez moi. Lorsque je suis entrée dans l'enceinte du Stadium pour la première fois, j'ai découvert un monde totalement nouveau pour moi. J'ai aimé le fait que toutes ces personnes venant des quatre coins de la région se rassemblent autour de 11 mecs qu'elles ne connaissaient finalement ni d'Eve ni d'Adam, et qu'elles soient prêtes à tout donner pour eux. J'ai aimé cette ambiance, cette ferveur ressentie pendant les 90 minutes à pousser les joueurs vers l'avant. J'ai aimé cette proximité existant entre les tribunes et le terrain et ce sentiment d'avoir, au final, un rôle à jouer, aussi infime soit-il. Bien que mon premier match se soit soldé par une défaite 1-3, la passion m'avait touchée de plein fouet. Après cette soirée, je n'ai cessé de me renseigner sur le club, son histoire, ses joueurs... Et la flamme violette qui s'était embrasée en ce mois d'août n'a jamais cessé de briller. Je ne sais pas si ma présence au Stadium ce soir-là a fait naître en moi une "révélation", mais quoi qu'il en soit, je n'ai depuis ce jour quasiment plus quitté ma tribune lors des matchs à domicile."

Tu es donc une fervente supportrice depuis des années du Tèf, et tu as été choisie pour être dans le clip "Reconquérir notre ville" qui présentait les nouveaux maillots de cette nouvelle saison. Raconte-nous comment cela s’est passé pour toi ?

"Effectivement, au mois de juillet j'ai eu l'opportunité de participer au clip de présentation des nouveaux maillots pour la saison 2020/2021. J'étais à la fois agréablement surprise et très heureuse de pouvoir faire partie de ce beau projet, d'autant plus après les différends qui avaient pu exister par le passé entre le club et les supporters. Nous inclure, nous supporters, dans ce genre de projet en nous proposant de nous placer au "coeur" du club, a montré, je trouve, une réelle volonté de la part de la nouvelle direction à repartir sur de bonnes bases. Cela a été une fierté pour moi de représenter ma ville et mon club à travers ce clip ! J'ai été contactée par le club via Twitter et nous avons échangé sur le projet et son organisation. On m'a proposé de participer à ce clip accompagnée d'une personne de mon choix, et c'est tout naturellement que j'ai demandé à mon père, mon acolyte dans la vie et abonné au Stadium à mes côtés, de partager ce beau moment avec moi. Nous nous sommes déplacés en ville deux fois pour tourner. Le premier après-midi, nous nous sommes rendus à la Maison de la Violette, où nous avons tourné, nouveaux maillots sur le dos, différentes scènes avec la charmante Hélène, gérante de la boutique. Le deuxième après-midi, tous les figurants se sont retrouvés dans la Cour Henri IV au Capitole, où nous avons fini de tourner des vidéos, à la fois de groupe et individuelles. Plusieurs photos en compagnie des joueurs ont également été prises. Trois joueurs de l'effectif professionnel du TFC étaient présents, tout comme des joueuses de l'équipe féminine. Cette expérience un peu "hors du temps", dans l'intimité du club, était vraiment un beau moment à vivre et je remercie le club de m'avoir offert cette opportunité. Même si je trouve ça toujours impressionnant de se retrouver face aux joueurs professionnels, cela permet aussi de les connaître davantage ! C’était un moment privilégié. J'ai été très heureuse de voir que ce clip a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme et que le travail qui a été fait autour de cette réalisation ait été salué comme il se doit."

En plus d’être fidèle au Stadium, tu as fait quelques déplacements. Quels sont tes meilleurs souvenirs sur les matchs à l’extérieur ?

"Tout à fait, j'ai eu la chance d'avoir pu effectuer des déplacements aux quatre coins de la France, et d'avoir ainsi découvert plusieurs stades de Ligue 1. Même si mon ratio déplacements/victoires n'est pas fameux, et que je ne pourrais certainement pas le faire remonter cette année, certains déplacements m'ont tout de même marqué. Je commencerai d'abord par ce déplacement au Vélodrome, en mars 2012. On jouait en soirée, le Vélodrome était bouillant, et je me faisais toute petite dans la tribune Ganay, où j'avais accompagné ma cousine vivant à Aix-en-Provence. Tout à coup, sur un corner tiré par Didot, Abdennour a surgi pour envoyer le ballon dans les filets. Il n’y avait plus un bruit dans les tribunes, seulement le bruit du Mistral. C'était impressionnant de voir ce Vélodrome d'habitude très chaud, éteint par cet éclair de génie. Le plus difficile a été de contenir ma joie et de ne pas célébrer le but, comme je l'aurais naturellement fait à domicile. Un autre bon souvenir de déplacement que j'ai en tête, c'est un match contre Montpellier que l'on gagne 1-0. J'étais partie en voiture avec ma soeur et des amis. Maillots du TFC sur le dos, nous avons déjeuné dans un Fast-Food dans le centre de Montpellier, et des petits sont venus nous chambrer en nous disant que nous allions perdre ce soir, car "Toulouse, vous êtes nuls". On a voulu retrouver les petits à la fin du match afin de leur donner des mouchoirs, mais on a préféré reprendre la voiture et rentrer chez nous, les 3 points au chaud dans mon coffre. Enfin, je garderai aussi un excellent souvenir de mon déplacement à Dijon. Non pas de part le résultat, car nous avons perdu 1-3, mais plutôt grâce à l'accueil des Dijonnais, et à une de mes rencontres Twitter. Corentin, aka Coco, 100% Dijonnais, s'est mué ce jour-là en guide touristique et nous a fait découvrir sa belle ville. Afin de le remercier, nous lui avons offert un fanion du TFC qui a immédiatement pris place dans sa collection. Mention spéciale aux Indians sur ce match-là qui ont animé le parcage avec le Paquito et de magnifiques roulades entre les gradins !"

Ceux qui te suivent sur Twitter le savent : tu es une fan d’Elmander, ainsi que Wissam Ben Yedder. Quels sont tes plus beaux souvenirs concernant ces deux joueurs ?

"Effectivement, lorsque j'ai commencé à m'intéresser au TFC et à suivre le club en août 2007, il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour devenir fan d'Elmander ! C’est d’ailleurs le premier maillot du TFC que j'ai acheté, et je l’ai floqué à son nom. Ce joueur, c'était tout : la puissance, la finesse, l'intelligence dans le jeu. L'équipe tournait autour de lui et il jouait pour l'équipe. Malheureusement, je ne suivais pas encore le TFC lorsque le club a fini 3ème, place à laquelle Elmander a grandement contribué. Je n'ai pas connu son but contre Lyon ou son triplé lors de la dernière journée contre Bordeaux, lequel nous a permis, entre autres choses, de nous qualifier en Ligue des Champions, et c'est quelque chose que je regretterai certainement longtemps. Mais en 2007-2008, l'année où je me suis prise de passion pour le TFC, est l'année où l'on termine 17ème, Elmander marque quand même 11 buts. Sur cette année-là, je dirais que mes meilleurs souvenirs de lui sont son énième triplé contre Bordeaux, à Chaban-Delmas, mais qui ne nous permet malheureusement pas de remporter ce match que l'on perd 4-3. J’ai aussi en tête l’action qu'il provoque contre Paris, au Parc des Princes, et qui entraîne ce but gag de Zoumana Camara qui trompe Mickaël Landreau.
Concernant Wissam... Ah Wissam ! Je ne peux pas dire avoir un meilleur souvenir concernant Ben Yedder. Pour moi, mon meilleur souvenir à son propos, c'est tout simplement son passage au sein du TFC et son évolution en tant que joueur. Le TFC lui a beaucoup apporté, et Wissam le lui a bien rendu. Son arrivée au TFC m'a rendue quelque peu sceptique, mais il a su démontrer très vite toutes ses qualités, d'abord en CFA, puis avec l'équipe première. A partir de la saison 2012/2013, il devient un élément clé de l'équipe, et les saisons qui suivent sont impressionnantes. Ses buts nous ont, plus d'une fois, sauvé la mise. Son ascension et son évolution au sein de notre club lui ont d'ailleurs donné l'opportunité d'aller jouer au FC Séville où, tout comme chez nous, il a brillé. A Monaco aujourd'hui, capitaine de surcroît, on voit qu'il continue de flamber. Le TFC a réussi à débusquer un diamant qu'il a su, au fil du temps, polir, le rendant absolument étincelant. Ce n'est pas un hasard si les portes de l'Équipe de France ont fini par lui être enfin ouvertes. Oui, outre le passage de Wissam au TFC, c'est certainement son évolution réussie qui rend, pour moi, ce souvenir le concernant extrêmement beau."

As-tu un joueur, autre que ces deux-là, qui t’a marquée ?

"Au-delà d'un joueur, je dirais que c'est plutôt une "génération de joueurs" qui m'a marquée. L'éclosion des Capoue/Sissoko/Tabanou/M'Bengue et consorts, a été une incroyable découverte tant la progression qu'ils ont connue au fil des années au sein du club a été impressionnante. Révélée par le centre de formation, cette "génération dorée des Pitchouns" a petit à petit intégré l'équipe première pour ne plus jamais la quitter. Nous avions, à une certaine époque, l'un des meilleurs milieux de Ligue 1. Même si, au fil des années, les performances de ces joueurs ont perdu un peu en régularité et en éclat, il me semble que la vente de ces-derniers a permis au TFC de figurer dans le Top 20 européen des centres de formation les plus rentables ! La génération qui se profile avec des joueurs comme Diakité, Antiste, Koné, Adli, Sana ou encore Rouault, et qui semble promise à un futur prometteur et étincelant, permettra peut-être au centre de formation de retrouver son aura d'antan !"

Concernant le championnat : tu es plutôt satisfaite de ce début de saison, ou au contraire, tu t’attendais à mieux ?

"Au vu de notre début de championnat, ce serait difficile de s'attendre à mieux au regard de la saison dernière, où l'on a connu le pire ! Sportivement parlant, je suis plutôt satisfaite du début de saison. On a réussi à enrayer cette série négative de matchs sans victoire qui hantait les esprits depuis bien trop longtemps, et c'est un point extrêmement positif pour le moral des joueurs, comme pour celui des supporters ! D'autant plus que nous avons également enchaîné une série positive de 7 matchs sans défaite, malheureusement stoppée par la fausse note contre Valenciennes. Après avoir été rétrogradés en Ligue 2, je ne suis pas de celles qui pensaient que nous allions "surfer" sur le championnat en remportant à coup sûr les 3 points à chaque rencontre. On le sait, la Ligue 2 c'est âpre, physique, chacun joue sa place avec acharnement. Nous avons subi beaucoup de mouvements durant l'intersaison avec, qui plus est, l'arrivée d'une nouvelle direction. Un renouveau nécessaire, mais difficile à appréhender, comme on a pu le voir en début de saison. Les automatismes n'étaient pas là, les jeunes étaient "trop jeunes", les fantômes du passé encore bien trop ancrés dans les têtes. Mais je pense que la victoire contre Auxerre a vraiment été un tournant. L'équipe a pris conscience qu'elle avait des atouts, et qu'elle pouvait bien jouer ensemble, et l'apport technique de certaines recrues a été essentiel à cette "remise en selle". Les jeunes apportent de la fougue et de la fraîcheur, notre milieu semble tenir la route et derrière, des joueurs comme Amian et Moreira semblent à nouveau très impliqués. Je pense réellement que cette émulsion est positive pour la suite du championnat, à condition de ne pas se voir trop beau, et de toujours se rappeler d'où l'on vient, afin de justement éviter les matchs comme contre Valenciennes. C'est vraiment dommage que le contexte sanitaire ne nous permette plus d'assister aux matches, car pour moi, un public derrière nos Violets samedi dernier par exemple aurait pu faire pencher la balance en notre faveur. Je parle pour moi, mais je pense que nous sommes tous très frustrés de ne pouvoir encourager notre équipe, dans une année charnière où l'objectif de montée en Ligue 1 est clairement défini. Les résultats positifs de la part de l'équipe sont là, tout comme le jeu proposé, et nous ne sommes malheureusement pas autorisés à être physiquement présents pour voir ça..."

Quel regard portes-tu sur la nouvelle direction ?

"Comme je le disais précédemment, je pense que ce changement de direction à l'intersaison a été un réel renouveau pour le club, une bouffée d'oxygène au sein d'une structure asphyxiée depuis bien trop longtemps. Le club stagnait dans la médiocrité et ne cessait d'être la risée du football français, et visiblement rien ne semblait avoir été fait pour prendre un virage différent. J'ai cette impression que seuls les supporters étaient conscients de cette dangereuse pente descendante sur laquelle glissait peu à peu le TFC, mais que personne, en interne, ne semblait réellement vouloir tirer la sonnette d'alarme. "Silence, on coule" semblait se définir comme le nouveau slogan du club. Il est vrai que pour nous, supporters, les dernières années vécues ont été extrêmement difficiles. Mais avec cette nouvelle direction, un élan de positivité semble s'être installé de nouveau. Nous avons pu voir les changements radicaux dès la prise en main de la nouvelle direction, notamment dans les domaines qui pêchaient ces dernières années : la communication vis-à-vis des supporters a trouvé un second souffle, et la cellule de recrutement, élément essentiel dans un club, semble enfin faire de bons choix. Attention, rien n'est gagné d'avance, loin de là. Mais j'ai l'impression que l'on peut de nouveau s'appuyer sur quelque chose de solide et de cohérent, basé sur une direction qui ne semble pas vouloir se terrer dans une "pseudo-satisfaction". Au contraire, essayer de continuer à proposer des nouveautés, et offrir un véritable challenge et une réelle ambition aux joueurs comme aux supporters permettront, je l'espère, à l'ensemble du club de continuer à avancer."

Quelle est ta plus grosse déception en tant que supportrice ?

"En supportant le TFC, je peux dire que des déceptions, j'en ai connu pas mal ! Mais les personnes qui me connaissent savent qu'il y en a une dont je ne me suis pas encore remise, et dont je ne me remettrai probablement jamais. Avant même d'évoquer la rencontre, je peux mentionner un nom qui a certainement traumatisé tous les amoureux du TFC : Eduardo. Je suis sûre que vous voyez où je veux en venir. TFC - En Avant Guingamp, en demi-finale de Coupe de France, a certainement été ma plus grande désillusion en tant que supportrice du TFC. Comme tout le monde à Toulouse, je me voyais déjà aller au Stade de France avant même que la rencontre ne soit jouée. C'était incroyable. Les jours qui ont précédé le match, les supporters discutaient déjà de l'organisation de ce déplacement à Paris. Il y avait une effervescence autour de cette rencontre qui a fait, je pense, que l'on s'est vus trop beaux. Certainement autant l'équipe que les supporters. Car en jouant Guingamp, pensionnaire de Ligue 2, il était évident que nous allions accéder en finale. Cette demie était presque une banalité, tellement notre parcours en Ligue 1 était remarquable cette saison. Grave erreur. Dès le début du match, j'ai de suite compris que cela n'allait pas être si "facile". Le Stadium pousse les Violets, l'ambiance est là, mais Eduardo, contre toute attente, donne l'avantage à Guingamp au bout d'une demi-heure de jeu. C'est terrible, car je sens, au fil des minutes qui s'égrainent, ce magnifique projet de monter à Paris me glisser entre les doigts. Mais c'est sans compter sur André-Pierre Gignac qui, comme à son habitude, redonne, à un quart d'heure de la fin, une bouffée d'espoir à tout le peuple Violet. J'y crois dur comme fer à ce moment-là. Nous avons fait le plus dur en revenant au score, et si nous ne parvenons pas à marquer un second but dans le temps additionnel, nous le ferons pendant les prolongations, car Guingamp ne tiendra pas le rythme. Quelle ne fut pas mon incroyable désillusion lorsque, pour la seconde fois du match, Eduardo surgit à nouveau, et trompe Carrasso, à seulement quelques secondes de la fin. Un choc, une claque, la chute. Une énorme chape de plomb s'abat sur le Stadium qui comprend immédiatement que ses rêves de finale s'envolent en même temps que les dernières secondes du match. L'arbitre met fin au match, et je ne suis pas la seule à pleurer dans les gradins. Aller au Stade France pour supporter le TFC en finale d'une Coupe était un rêve, Eduardo en a malheureusement décidé autrement ce soir-là."

Si tu devais choisir un entraîneur pour entraîner le Tèf entre Debève, Arribagé, ou Kombouaré, tu choisis lequel ?

"Je ne te remercie vraiment pas pour cette question... Le choix est difficile. J'hésite fortement entre Arribagé, notamment pour les faux airs de fashionweek qu'il donnerait au championnat de France de Ligue 2. En défilant chaque week-end devant les bancs des remplaçants vêtu du dernier foulard à la mode, il permettrait sans aucun doute au TFC d'avoir une certaine visibilité ; mais j'opterai finalement peut-être pour Debève, et m'appuierai sur sa capacité à réagir et à proposer bien évidemment des schémas tactiques qui tiennent la route, surtout lorsque l'on mène au score et que l'on souhaite protéger le résultat (mention spéciale pour son 6-3-1 que l'on a adoré contre Lille en 2018, une véritable pépite d'ingéniosité) ; finalement, il est en fait probable que je sélectionne plutôt Kombouaré. Son aisance en conférence de presse vis-à-vis des journalistes, et sa faculté à connaître à 100% son environnement, et ce dans quoi il s'embarque, m'ont par le passé subjuguée. D'autant plus que c'est un homme qui sait prendre du recul quand cela ne va pas, et le "lâcher-prise" c'est important. Aller se taper un golf de manière tout à fait sereine malgré les résultats de son équipe et faire comme si tout allait bien, soulignent une véritable capacité d'adaptation. Mais pour ne pas faire de jaloux, je n'en choisirai aucun des trois !"

Un pronostic pour le classement du Tèf en fin de saison ? Le meilleur buteur ?

"Jouer la montée a clairement été un objectif affiché d'entrée par la nouvelle direction. Réalisme? Ambition prétentieuse? Je n'en sais rien, mais je reste persuadée que les places seront chères, et que chaque équipe prétendant à la montée fera tout pour s'en donner les moyens. Même si le Paris FC, avec 25 points, et 7 points d'avance sur le second, semble bien parti pour accéder à l'échelon supérieur, rien n'est joué tant que, mathématiquement parlant, il reste des points à prendre. Nous sommes actuellement 9ème avec 15 points, donc à 3 points du second, Troyes. Même si certaines équipes comptent des matchs en retard, tout reste jouable, d'autant plus que j'ai l'impression que l'équipe est en train de retrouver une certaine cohésion, et semble vouloir proposer du jeu. J'espère que cela va durer sur le long terme pour accrocher les deux premières places, ou au moins la 3ème , synonyme de barrage contre le 18ème de Ligue 1. Malheureusement, on sait ô combien il est difficile de remonter la première année. Une montée du "premier coup" me semble compliquée, mais pas impossible !. Je nous vois terminer en première partie de classement, 5ème ou 4ème. Bien entendu, si on fait mieux je serai heureuse. Mais pour moi, un des objectifs, mise à part la montée, était d'abord de retrouver une équipe compétitive, solide, devant laquelle on prend un certain plaisir. Hormis les accidents de Grenoble et Valenciennes, je trouve que c’est le cas, et ça fait du bien, même si le rodage est toujours en cours. Il est nécessaire que l'on continue à s'appuyer sur ces bases pour pouvoir aller titiller le haut du tableau, et alors espérer une remontée immédiate. Les équipes de tête connaîtront forcément des faux-pas, et ce sera alors à nous d’en profiter. Concernant le meilleur buteur, je vois bien Janis Antiste continuer sa progression et caracoler en tête au classement. Il est jeune, mais il en a dans les pieds, comme l'a démontré son superbe retourné contre Grenoble. Bien aidé par un milieu qui l'alimente en bons ballons, Antiste peut continuer à nous surprendre."

Que représente le site LesViolets.Com pour toi ?

"Même si le site officiel du club s'est renouvelé de manière positive ces derniers temps, LesViolets.Com reste, pour moi, LE site de référence concernant l'actualité du TFC. Ce travail minutieux de passionnés fait par, et pour les supporters, permet à la fois de nous informer sur la vie quotidienne du club, mais offre également l'opportunité de vivre son actualité chaude en "direct live" : des révélations exclusives qui n'auraient pas encore été dévoilées au grand jour sont souvent amorcées sur LesViolets.com... Ce site est un élément moteur de notre vie de supporters du TFC, car au-delà du fait de nous donner quotidiennement la parole, il réussit à fédérer autour de lui des centaines de personnes en quête de la parfaite information. Combien de fois s'est-on entendu dire, au cours d'une conversation entre supporters, "t'as vu l'article sur LesViolets?"? Alors merci beaucoup pour tout ce travail acharné, lequel je le sais, demande du temps et de l'investissement personnel. Mais le jeu en vaut clairement la chandelle !"

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