Damien Comolli : "Comme une épée de Damoclès jusqu'à la fin du championnat"

Publié le 13 janvier 2022 à 16:37 par JB

"C'est comme une épée de Damoclès jusqu'à la fin du championnat." Voilà comment décrit Damien Comolli le point retiré avec sursis au TFC suite aux propos racistes proférés par un individu du virage Brice Taton face à Rodez (1-1), à l'encontre de Lionel Mpasi, le gardien ruthénois. Le club a d'ores et déjà fait savoir qu'il réfléchissait à faire appel de cette décision de la LFP.

Ce jeudi, dans une interview pour La Dépêche du Midi, Damien Comolli a livré sa première réaction : "J'ai plusieurs sentiments qui me viennent à l'esprit... Je suis abasourdi et choqué par cette décision injuste et disproportionnée. Ce n'est absolument pas équitable et je trouve que la commission de discipline est prise à son propre jeu, à ses propres incohérences dans les arrêts et les décisions qu’elle rend et sa jurisprudence. Si on revient un peu en arrière, tout ce que l'on a fait depuis ce moment-là... (...) Le président de la commission de la discipline l'a même reconnu hier (mercredi 12 janvier, NDLR). Il a reconnu notre professionnalisme, la relation que l'on a avec la police, la justice et les supporters n'est pas commune en France. (...) On nous sanctionne alors que ce n'est pas quelqu'un qui appartient à la communauté du TFC. Ce n'est ni un abonné, ni un supporter. J'ai dit à la commission de discipline et je me suis excusé de parler aussi crûment : "C'est un mec qui passait par là, qui a décidé d'acheter un billet pour venir et foutre le bordel. C'est un incident dramatique pour l'histoire du club qui a duré 10 secondes." Et tout ça est notifié dans le rapport, mais malgré ça on nous sanctionne. (...) Des supporters malintentionnés pourraient venir dans le stade de manière cynique, insulter un joueur adverse et cela nous fera perdre un point. Et la deuxième chose, c'est qu'on se dit qu'on pousse les clubs à nier les faits. Ça ne nous a jamais effleurés l'esprit mais si vous voulez vous protéger, vous pouvez nier."

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