Alain Casanova, il est temps de dire au revoir

Publié le 06 octobre 2019 à 00:35 par LesViolets

On ne peut pas nier l’amour d’Alain Casanova pour le TFC. On se remémore aussi avec joie sa première saison guidée par un Gignac en feu. Mais cette fois, c’est trop. La cote de popularité était déjà très basse pour l’entraîneur toulousain, après ce derby de la Garonne, le divorce est désormais total. Bon nombre de supporters ne viennent même plus au Stadium rien que parce que Casa est encore là. D'autres en sont à espérer des 5-0 pour accélérer son départ. Des “Casa démission” ont été entonnés depuis le kop et ce chant devrait résonner encore plus fort dans les prochaines semaines.

Casanova est la cible prioritaire de la quasi-totalité des supporters. Et ils ont raison. Alors, certes, les joueurs ont leur part de responsabilité et encaisser un but après 56 secondes de jeu dans un tel contexte est un manque de professionnalisme. Les hommes qui l’ont rappelé au printemps 2018, Olivier Sadran, Jean-François Soucasse et Ali Rachedi, sont également fautifs. Casanova ne cesse de réclamer du temps et répète à longueur d’interview “que ses joueurs doivent travailler.”

Alain Casanova a pourtant eu le temps. Alain Casanova a même eu, à un moment donné l’an dernier, l’accalmie nécessaire pour redresser la situation du club. Et on se dit que même si une dynamique positive s’enclenche dans les prochaines semaines, elle ne pourra pas durer et que le TFC conduit par cet entraîneur ne parviendra pas à retrouver les hauteurs du classement. Et les supporters ne sont pas les seuls mécontents. Plusieurs joueurs se plaignent du discours et des entraînements de l’homme fort du Tèf.

Avec 9 points en autant de journées, c’est le pire total d’Alain Casanova en tant qu’entraîneur du TFC depuis 2008 (13 l’an dernier à la même époque). Depuis son retour, c’est 6 victoires (sur 23 matchs) à domicile et 4 succès (sur 24) à l’extérieur. C’est une équipe qui ne progresse pas. Les joueurs changent, le bilan reste calamiteux. L’échec est cuisant. Et sans même parler d’une éventuelle descente en Ligue 2, Olivier Sadran et Jean-François Soucasse feraient bien, pour une fois, d’écouter le peuple violet, d’anticiper et de changer d’entraîneur, rien que pour apaiser la situation et entrevoir une nouvelle ère. Casa, merci pour ce que tu as fait, merci pour ton attachement à nos couleurs, peut-être même que tu pourrais devenir particulièrement utile au centre de formation, mais libère-toi, libère-nous.

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