Yannick Cahuzac : "Je comptais rester au TFC" (partie 1/3)

Publié le 10 juin 2019 à 16:00 par JB

Arrivé en 2017, Yannick Cahuzac a disputé 43 matchs de Ligue 1 en deux saisons avec le maillot du TFC. En fin de contrat, le milieu de terrain a décidé de s'engager librement avec Lens. Pour la première fois, il explique sa décision. Découvrez la première partie de cette interview sur LesViolets.Com.

Yannick, comment se passe cette intersaison ?
Yannick Cahuzac : “Tout va bien, je suis en vacances avec ma famille et mes amis. J’ai même disputé un match amical avec la sélection corse, nous avons gagné contre la Sardaigne. Mon déménagement pour le nord de la France est programmé pour le 14 juin.

Comment s’est passée ta fin de saison et cette signature à Lens ?
Lens m’a contacté au mois d’avril. C’était assez flatteur, car c’est un grand club. Au début, je ne me projetais pas trop, car j’étais bien à Toulouse et je comptais y rester. On s’est rapidement mis d’accord sur un contrat avec Lens, mais j’avais prévenu les dirigeants du RCL que je voulais être honnête avec le TFC, qui est venu me chercher quand j’étais dans la difficulté avec Bastia et, ça, je ne l’oublierai jamais. Ma priorité était de rester à Toulouse. J’ai donc contacté la direction du TFC pour leur expliquer que j’avais une proposition de 2 ans à Lens. À partir de là, le président Sadran m’a soumis un contrat d’un an et, ensuite, une reconversion au sein du club. J’ai pris du temps pour réfléchir.”

Pourquoi ne pas l’avoir finalement accepté ?
Même si j’étais flatté de son envie de m’offrir un travail après le foot, je voulais continuer de jouer et je suis attaché à mon île. Je souhaite y retourner après ma carrière, donc la reconversion ne m’enthousiasmait pas plus que ça. J’ai finalement annoncé ma décision de partir. Alain Casanova et Pantxi Sirieix, le coordinateur sportif, ont été un peu surpris. Ils ne s’y attendaient pas. Olivier Sadran m’a ensuite rappelé pour me faire une seconde proposition de 2 ans, mais je sentais que c’était par défaut et j’avais déjà donné mon accord oral à Lens. Ceci étant dit, je ne dénigre pas ce que le TFC m’a proposé. Cela faisait à peine 2 ans que j’étais au club. C’était une grande fierté pour moi que de pouvoir éventuellement rester. Mais concernant cette histoire de reconversion, je ne me voyais pas rester loin de la Corse après ma carrière.

Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre Lens ?
Mon ami Jean-Louis Leca m’a dit beaucoup de bien de ce club et avait envie que je le rejoigne. Il m’a parlé de cette ferveur. Jouer devant un tel public va me transcender. Je suis monté voir les installations aussi. C’est une anomalie de voir Lens en Ligue 2. Je n’aurais eu aucun regret de rester à Toulouse, mais après ma carrière, je m’en serais peut-être voulu de ne pas saisir l’opportunité lensoise avec cette passion et cette ferveur.

À quelques minutes près, les Lensois auraient pu jouer en Ligue 1 la saison prochaine…
Quand on voit leur parcours, on se dit qu’ils n’étaient pas loin. Mais quand ils sont venus me présenter leurs ambitions, je me suis projeté sur de la Ligue 2 avec l’envie de vivre une aventure sportive et humaine pour monter en L1. Franchement, je ne vais pas là-bas pour jouer deux ans en L2.

As-tu appris “Les Corons” ?
Pas encore (rires) ! Mais je vais vite le faire je pense…

Comment expliques-tu que le TFC a tardé à t’offrir cette prolongation ?
L’été dernier, Lens et Caen m’avaient proposé de les rejoindre pour deux ans. Je savais que je n’entrais pas forcément dans les plans du coach Casanova. On a eu une discussion en début de championnat et je lui ai dit que je ne voulais pas être un boulet pour le club. Il m’a confirmé qu’il allait compter sur moi. Tout au long de la saison, mes représentants ont sollicité des rendez-vous avec la direction. J’ai 34 ans, je pense qu’ils ne s’attendaient pas à ce que je reçoive une proposition extérieure, je ne l’attendais pas non plus d’ailleurs… C’est vrai qu’on aurait pu régler le dossier avant. Si j’avais eu une proposition en décembre dernier par exemple, j’aurais resigné sans aucune hésitation. Idem, si Toulouse s’était aligné sur les deux ans de Lens d’entrée, je pense que je serais resté aussi. Maintenant, c’est fait et je me dis que c’est le destin. Je ne veux jeter la pierre à personne. J’ai passé deux très belles années au TFC, franchement.

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