Yannick Cahuzac : "Deux années humainement exceptionnelles à Toulouse" (partie 2/3)

Publié le 11 juin 2019 à 00:00 par JB

Arrivé en 2017, Yannick Cahuzac a disputé 43 matchs de Ligue 1 en deux saisons avec le maillot du TFC. En fin de contrat, le milieu de terrain a décidé de s'engager librement avec Lens. Pour la première fois, il explique sa décision. Découvrez la deuxième partie de cette interview sur LesViolets.Com.

Que vas-tu retenir de tes deux ans au TFC ?
Je sortais de deux expulsions au Stadium avec Bastia, je m’étais pris la tête avec pas mal de joueurs. Finalement, j’ai été surpris de l’accueil que j’ai reçu. Ils ont été magiques. Je ne retiendrai que de bons moments de mon passage au TFC. N’en sortir qu’un serait tellement difficile… Mon but à Bordeaux était quelque chose de fort. Je vais aussi retenir l’état d’esprit du groupe. Malgré la saison difficile, ils ont chanté pour moi en partant. Ça m’a énormément touché. Franchement, j’ai vécu deux années humainement exceptionnelles à Toulouse.

Quelle a été ta relation avec Alain Casanova, qui ne t’a pas du tout fait jouer en début de saison ?
Même si je sais que les supporters ne l’apprécient pas trop, le coach Casanova a été une belle rencontre pour moi, tant sur le plan humain que sportif. C’est vraiment une belle personne. J’ai beaucoup appris avec lui. En arrivant, il ne comptait pas vraiment sur moi, mais il était droit et ne m’a pas joué du violoncelle. J’aime ça. Il me disait des vérités et m’expliquait pourquoi je n’étais pas sur le terrain. Je l’ai accepté et j’ai travaillé pour avancer.

Pourquoi as-tu moins joué cette saison que l’an dernier ?
Il y avait de la concurrence, notamment avec Ibrahim Sangaré à mon poste qui est un futur très grand. À mon âge, je prends tout ce qui peut m’arriver et je ne fais pas passer mon intérêt personnel avant le collectif. Même hors du terrain, j’essayais d’apporter au groupe notamment avec mes mots dans le vestiaire. Je suis conscient de mes qualités et de mes défauts. À 34 ans, je veux avant tout vivre des aventures plutôt que de me dire qu’il faut absolument que je joue tous les matchs. Il faut que j’apporte au groupe.

Pascal Dupraz t’avait fixé un défi : ne pas écoper du moindre carton rouge au TFC…
J’ai failli y arriver ! J’ai réussi avec Pascal Dupraz, mais sur cette seconde année, j’ai échoué avec mon expulsion contre Lyon.

Pourquoi le Tèf a connu une énième saison difficile ?
C’est dur à expliquer, si on avait eu les solutions, on aurait fait une autre saison. Les joueurs, ça marche beaucoup à la confiance et au moral. On a perdu vite confiance, on a préféré se sécuriser en tentant moins de choses, alors qu’on avait de super joueurs. Je suis convaincu que le TFC fera une belle saison l’an prochain.

Quelle est ta dream team du TFC ?
Issa Diop est un phénomène. Être aussi mature à son âge, chapeau bas ! Il ira très loin, c’est un grand professionnel et un bon mec. Ibrahim Sangaré a des qualités hors normes. J’aime beaucoup aussi Gen Shoji. C’est un défenseur moderne avec une qualité technique au-dessus de la moyenne. En fait, j’aime les joueurs qui ne me correspondent pas du tout (rire). Je pourrai citer Manu Garcia, Max-Alain Gradel, Kelvin Amian, la deuxième partie de saison d’Issiaga Sylla a été exceptionnelle…

Et parmi les Pitchouns ?
Les jeunes qui arrivent ont un potentiel énorme. Je pense d’abord à Manu Koné. C’est costaud. Il évolue dans l’entrejeu comme moi, donc je l’ai côtoyé lors des entraînements. Il a un réel potentiel.

Comment juges-tu le projet du TFC qui souhaite faire de la place aux jeunes qui ont atteint la finale de Gambardella ?
Il y a un vrai travail qui est fait au centre de formation. Sur les deux dernières années, beaucoup de jeunes sont sortis. C’est un bon projet, mais après, il faut bien les encadrer. En lancer trop et trop vite, ça peut devenir compliqué. J’ai connu ça à Bastia…

Que changerais-tu au sein du TFC ?
C’est vrai que les infrastructures du groupe professionnel pourraient être d’un autre standing. Malgré tout, je venais de Bastia, qui est un petit club, et les installations à Toulouse me convenaient. Mais pour attirer d’autres joueurs, avoir un beau centre d’entraînement et de bons terrains, ça permettrait au club de passer un palier.

Rendez-vous dans quelques heures sur LesViolets.Com pour la troisième partie de l’interview : sa relation avec les supporters, les incidents de TFC - Lille…

Nos derniers articles