Tout allait trop bien...

Publié le 11 septembre 2019 à 08:30 par JB

Le TFC recommençait à gagner au Stadium. Le mercato était salué de toute part. Koulouris devenait déjà la coqueluche du peuple violet. Reynet venait d’être nommé pour remporter le trophée de meilleur joueur du mois d’août en Ligue 1. Jean-François Soucasse avait enfin admis des “maladresses” avec les supporters. Les dernières réunions dirigeants - groupes de supporters avaient même été jugées constructives. Tout allait bien. Tout allait trop bien.

Au Tèf, les accalmies sont de courte durée. Il n’aura fallu que quatre petites journées de championnat pour revoir le fossé se creuser entre le club et ses plus fervents suiveurs. Oui, ceux qui ont allumé des fumigènes sont en torts aux yeux de la loi. Mais est-on certain que ceux qui se sont fait lever à 6 heures du matin hier soient les auteurs de cette “infamie” ? N’y avait-il pas d’autres moyens de les convoquer ? Et que dire du TFC ? Selon l’Association de Défense des Intérêts des Supporters Toulousains, le club “est à l’origine de la plainte qui entraîne cette situation.” Et pour cause, en dénonçant l’utilisation de fumigènes au Stadium, le TFC a reçu la clémence de la LFP : aucune amende ; 15 000 euros économisés contre des gardes à vue et des poursuites judiciaires qui marquent des vies.

Quand il s’agit de démentir un article de presse, le communiqué arrive dans la matinée. Là, 24 heures après les faits, le club n’a toujours pas exprimé clairement sa position (et éventuellement défendre enfin ses supporters, comme on le voit ailleurs en France, mais ce serait trop demandé).

Les masques tombent. La direction du club n’aime pas ses supporters. Chassez le naturel, il revient au galop. La plaie de TFC - Lille s’est subitement réouverte. Et aujourd’hui, plus que jamais, l’avenir de la mouvance ultra à Toulouse, et plus globalement de l’ambiance au Stadium, sont menacés.

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