Todibo dévoile son échange avec Casanova avant sa première en L1 lors du derby de la Garonne

Publié le 17 July 2020 à 08:55 par JB

Le 19 août 2018, le TFC s’imposait au Stadium contre Bordeaux, 2-1, grâce à des buts d’Aaron Leya Iseka et Matthieu Dossevi. Ce jour-ci, Jean-Clair Todibo disputait son premier match de Ligue 1, sans contrat professionnel. Chose qui posera problème par la suite.

Dans une interview pour Onze Mondial, Todibo est revenu sur ses premiers pas dans le monde pro avec le Tèf à l’été 2018 : “C’était avec Alain Casanova. (…) Le premier match de préparation, c’était une triangulaire entre le Red Star et Rodez. Je me rappelle, je n’avais pas joué. Je m’étais dit : “J’avoue, c’est chaud”. En rentrant à la maison, je me disais : “C’est quoi le délire ? Je ne fais pas les choses bien ou quoi ?” J’ai tout de même continué à bosser, encore et encore, puis les autres matchs ont démarré. Et j’ai commencé à jouer. J’ai plutôt bien joué. Puis vient un match amical contre Ajaccio. À la fin du match, Casanova est venu me voir. Il me dit : “Ça te dit de jouer défenseur ?” Je lui dis : “Si tu me mets défenseur, je vais jouer défenseur, mais je ne veux pas devenir défenseur.” Il m’a répondu : “À toi de voir si tu as envie de jouer milieu défensif toute une saison en CFA ou jouer avec les pros en tant que défenseur, c’est ton choix”. Après m’avoir dit ça, il a rigolé. Je lui ai directement dit : “Moi, je préfère jouer défenseur en pro” (rires) ! Petit à petit, je prenais goût au poste et Casa commençait à me faire de plus en plus confiance. J’ai joué tous les matchs amicaux sauf celui face à Crystal Palace. Les entraînements se passaient bien. J’étais le seul jeune à m’entraîner avec les pros. Mes débuts en pro, c’était à la maison, à Toulouse, contre Bordeaux. Après la défaite 4-0 contre Marseille en ouverture du championnat, Casanova m’avait convoqué dans son bureau et dit : “Tu es prêt ?”. Je lui dis : “Oui, je suis prêt, mais prêt pourquoi ?”. Et là, il me sort : “Est-ce que tu as peur ?”. Je lui réponds : “Non, je n’ai pas peur.” Il me dit : “Tu vas jouer contre Bordeaux ce week-end.” Je lui dis d’accord. Il me dit : “Ça va, tu n’as pas de pression ?”. Je lui dis : “Non, je n’en ai pas, je suis bien et détendu.” J’étais content de jouer. Il me dit ok. Le week-end, je joue contre Bordeaux et là, ça commence.

Nos derniers articles