TFC - UNFP FC : Notre interview de Serge Romano, ancien adjoint de Debève

Publié le 19 juillet 2018 à 00:00 par JB

Samedi à 19h00, à Blagnac (Complèxe Andromède), le TFC affrontera l’UNFP FC, une équipe composée de joueurs professionnels actuellement sans contrat. L’entraîneur de ce groupe n’est autre que Serge Romano, qui était l’adjoint de Michaël Debève entre janvier et les barrages en mai. Nous l’avons rencontré. Interview.

Comment se passe la préparation avec l’UNFP FC ?
Serge Romano : “Notre principe, c’est de permettre un retour en forme des joueurs sans contrat. Une structure sur Paris est mise à disposition avec un staff professionnel, afin de les faire progresser physiquement et techniquement. Cela leur permet d’être prêt à faire des essais dans des clubs et à avoir une visibilité. Beaucoup de matchs amicaux sont organisés, on fait tourner d’une mi-temps à l’autre.

Que promettez-vous comme opposition au TFC samedi ?
Je peux compter sur une équipe bien plus au point physiquement qu’au début de l’été. Même si nous avons perdu tous nos matchs jusqu’à présent, ce sera un bon test pour Toulouse. À chaque fois, notre contenu a été bon, avec de l’intensité, de l’engagement. Le niveau de l’UNFP FC se situe entre le National 1 et la Ligue 2.

Un ancien gardien professionnel du TFC, non-conservé par le club, Thibault Cottes, fait partie de votre stage.
Ce n’est pas évident pour lui, car il cherche un club. C’est bien qu’il ait choisi de nous rejoindre pour se préparer et se montrer. Il est dans de bonnes dispositions, il est prêt.

Revenons sur votre passage au TFC. Comment s’est déroulée votre arrivée en janvier ?
Michaël Debève cherchait un adjoint. Tout s’est fait sous trois jours. On se connaissait d’avant, nous avions évolué ensemble en tant que joueur à Toulouse. Il a apprécié mon expérience. Il y a eu une bonne connivence entre nous deux. Nos caractères et nos valeurs sont les mêmes.

Comment avez-vous fonctionné avec Michaël Debève et David Barriac, l’autre adjoint ?
Michaël gérait la répartition des tâches ; j’étais entraîneur second, David était derrière. Il nous a demandé de lui amener notre expérience. Michaël Debève connaissait bien l’effectif. Il avait un lien avec les joueurs, il savait comment les prendre, comment les faire bouger. On a gagné du temps grâce à ça. Derrière, nous avons mis en place différentes variétés de jeu. Parfois ça a été payant, parfois non. Le but était de se sauver, et on a réussi ce challenge.

Votre idée de base était un 4-3-3 qui pouvait se transformer en 5-3-2.
C’était un de nos axes de travail, afin de pouvoir switcher en fonction des différentes situations. À part contre Lille, ça a plutôt bien fonctionné. À Nice (0-1), par exemple, nous avions terminé à 5 derrière sur les 20 dernières minutes pour fermer les espaces et avoir plus de solidité.

Avec du recul, comment expliquez-vous cette défaite contre Lille, 2-3 ?
Ce sont surtout des faits de match… On encaisse le premier but, on égalise, on passe devant à 2-1. Ensuite, Lille revient à 2-2 avec un coup franc à 30 mètres où notre mur n’était pas bien aligné et mal placé. Mais sur le troisième aussi, Alban (Lafont) sort et ouvre son but, alors que l’adversaire avait encore un duel avec un de nos défenseurs… Vraiment, ça s’est joué à rien. On aurait pu ne pas encaisser le deuxième but et la donne aurait été différente. En changeant notre schéma, c’est vrai qu’on a reculé. On peut discuter du management des entraîneurs. Mais on peut aussi parler de la gestion des joueurs sur ces actions. En tant que coach, on ne peut pas éviter les erreurs directes réalisées sur le terrain. On les subit. Malgré tout, derrière, ça s’est bien passé. Il y a eu des discussions avec les joueurs, mais rien de méchant. Nous sommes parvenus à nous maintenir.

"L'idée du TFC était de continuer avec Debève, mais la défaite contre Lille a tout changé..."

À vos yeux, quels ont été les meilleurs joueurs entre janvier et mai ?
Ils ont tous globalement bien travaillé pour atteindre l’objectif. J’ai bien aimé Ibrahim Sangaré qui a mis beaucoup de peps au milieu. S’il reste concentré, ce sera un très bon joueur. Max-Alain Gradel faisait des différences dans le jeu. Yaya Sanogo marquait souvent. Yannick Cahuzac était une pierre angulaire. C’est un leader, il encadre et aide les jeunes.

Comment s’est passé votre départ ?
En janvier, le TFC m'a proposé un contrat de deux ans. Finalement, j’ai opté pour six mois. Avec la direction du club, on ne se connaissait pas encore bien, on s’était dit qu’on allait voir comment ça allait se passer, en fonction de mon travail. C’était un challenge. J’étais lié à Michaël Debève. En cas de maintien, son contrat était automatiquement renouvelé pour deux années supplémentaires, mais ça ne me concernait pas. L’idée du TFC était de continuer avec Michaël, mais après la défaite contre Lille, il a eu une discussion avec le président Sadran et tout a changé… Malgré tout, je n’ai aucune rancoeur.

Après avoir passé une demi-saison au TFC, que faudrait-il au club pour évoluer ?
On parle beaucoup des installations. C’est vrai que c’est important, mais les joueurs qui composent l’effectif le sont bien plus. Le terrain prime. Il faut mettre de l’expérience autour des jeunes et avoir une certaine stabilité. Il y a un beau centre de formation.

Que pensez-vous d’Olivier Sadran, assez peu présent dans les médias ?
J’ai eu une très bonne relation avec lui. C’est un personnage très ouvert. Il a été à l’écoute lors de nos discussions. Je n’ai eu aucun souci. En fin de saison, il a fait son rôle de président. Il était avec nous pour nous encourager et est intervenu dans le vestiaire.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?
Je suis à la recherche d'un poste. J'ai eu une sollicitation, mais ça ne s’est pas fait. L’UNFP me permet de rester dans une structure, d’aider des joueurs.

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