TFC 2-5 Brest : Malgré l'humiliation, des raisons d'y croire

Publié le 13 janvier 2020 à 07:00 par Emmanuel Davila

Ecrasés à domicile après avoir longtemps mené, Denis Zanko et ses hommes ont laissé échapper un concurrent direct et ainsi logiquement plongé leurs supporters dans le défaitisme. Pourtant, même si le temps presse et que les écarts se creusent, ce match doit aussi laisser croire à un réveil.

LA MALCHANCE DU MAL-CLASSÉ

À vingt minutes du terme de la rencontre, Yaya Sanogo manque une occasion franche de mettre son équipe à l'abri d'un retour brestois. À cet instant, on peine à imaginer une issue défavorable à un match qui a toutes les apparences d'une révolte et d'un nouveau départ. Un quart d'heure plus tard, pourtant, le Tèf vient d'encaisser quatre buts invraisemblables et subit l'une de ses pires humiliations de la saison. Une fois la machine enrayée, chacun semble retrouver ses mauvaises habitudes.

Il y aurait évidemment beaucoup à dire sur la gestion de cette deuxième mi-temps : une incapacité à conserver le ballon quand l'adversaire poussait, un coaching tardif pour corriger la faiblesse de notre entrejeu, des contres mal conduits, un duo d'attaque statique... Mais l'équipe avait étonnamment résisté à la pression mise par les Brestois au retour des vestiaires et avait même sorti la tête de l'eau après ce temps fort breton. Il aura fallu une merveille (du tibia) d'un Charbonnier muet depuis le mois d'août, puis un but venu d'une touche et d'un contre, puis une frappe de 30 mètres pour assommer un TFC malgré tout consistant pendant 70 minutes.

DES PROGRÈS INDÉNIABLES

Au sortir du match, le premier réflexe aura sans doute été, pour la plupart des amoureux du Tèf, de céder à la résignation et de se demander quel adversaire cette équipe pourra bien renverser si, même en dominant Brest à domicile, elle finit par en encaisser 5. Cette défaite, forcément, confirme un peu plus les faiblesses tactiques, mentales et physiques de cet effectif. Mais le contenu du match vient aussi rappeler que même ce TFC n'a rien à envier aux concurrents que sont Nîmes, Amiens, Dijon et Metz. Si ce n'est quelques points de retard et un peu de confiance.

Il faut forcément une bonne dose de mauvaise foi pour croire au maintien aujourd'hui. Mais il en faut autant pour nier que de nouveaux motifs d'espoir sont apparus samedi. Denis Zanko, très impliqué sur la touche, a enfin rendu à cette équipe un peu de cohérence tactique. Diakité et Gabrielsen sont de meilleurs joueurs que Rogel et Isimat-Mirin et vont apprendre à se connaître. Passé l'obstacle lyonnais, deux matchs cruciaux se présenteront à nous avec le déplacement à Amiens et la réception de Strasbourg. Des échéances qui pourraient correspondre aux retours de Gradel et Saïd. Au-delà de toutes les limites de cette équipe, si le destin se fait moins cruel, une bonne surprise n'est pas impossible.

Nos derniers articles