TFC 2-5 Brest : J'y étais pour vous

Publié le 12 janvier 2020 à 15:10 par Pierre Pambrun

À leur arrivée au Stadium, nos joueurs portent pour la plupart un casque audio ou des écouteurs. Comment dans ces conditions apprécier les gamins qui les acclament ? À l’applaudimètre, Reynet et Sangaré remportent les suffrages. À l’entrée de ma porte, je prends des nouvelles du stadier blessé lors des débordements contre Reims. Il va mieux et fait son travail avec le sourire. Dans les virages, sous les commentaires d’un nouveau speaker, je prends de la hauteur jusqu’au dernier rang pour apprécier une éventuelle méthode Zanko. Côté compo’, exit les jeunes, retour de l’ « équipe type ».

Durant les premières minutes, le TFC semble avoir haussé son niveau de jeu avec de beaux mouvements. Malheureusement, les vieux démons demeurent. Largesses et approximations coûtent l’ouverture du score pour Brest à la 7ème. 0-1. Au quart d’heure, l’unique Pitchoun remet son équipe sur les rails. D’une parfaite tête et suite à un corner, Diakité égalise. 1-1. Toulouse pousse et copie-colle peu après : à nouveau corner et tête de « Bafo », ça fait 2-1 ! À partir de la demi-heure, on alterne le bon le moins bon, entre circulation de balle et gestion du pressing adverse. À noter un contre de Dossevi qui lance Koulouris vers un possible troisième but. Le Grec se jette et le ballon lui échappe d’un orteil. À la pause, le score en reste là : le Téfécé mène 2-1.

Mi-temps. J’attribue un bon point à Diakité et un mauvais à Vainqueur dont les relances et le timing laissent à désirer. Pour lutter contre le froid, je me réfugie à la Bodega et sirote un savoureux expresso.

La seconde période démarre avec des opportunités toulousaines… qui ne font pas mouche ! À l’approche de l’heure de jeu, les visiteurs font le jeu et gagnent leurs duels. On sent le vent tourner. J’entends à côté de moi : « On va souffrir ». Cette tendance se confirme avec une belle frappe enroulée sur laquelle Reynet se détend et repousse. Puis, les Violets sortent progressivement la tête de l’eau, sans enfoncer le clou pour autant. L’adversaire s’en charge avec une sublime sorte de Papinade de Charbonnier : touche, débordement, centre, reprise de volée, égalisation. Comme à l’entraînement ! 2-2. Dans la foulée, le Stadium célèbre le but de Leya Iseka, fraîchement entré. Mais il était (un poil) hors-jeu. Le dernier quart d’heure tourne au vinaigre, entièrement à la faveur des Bretons. Ils reprennent l’avantage à la 77ème par une attaque véloce et en nombre. 2-3. Mon voisin analyse : « On ne sait pas attaquer à 11, en seconde mi-temps, on n’y est pas ». Le Téf prend l’eau. À la 79ème, Diakité perd le cuir, Reynet repousse une première salve, mais pas la tentative suivante qui le lobe, pourtant sur sa ligne… 2-4. Un ancien clôt les débats : « On perd tous les duels, c’est cuit ! ». Le cinquième arrive à la 86ème. La messe est dite, la tribune sud se vide tandis qu’à l’ouest, le mini kop brestois exulte. 2-5, score final.

En alignant une équipe quasiment la plus âgée possible, Zanko, ex-responsable de la formation et spécialiste des jeunes, a fait de l’anti-Zanko. Depuis le début de la saison, cet effectif manque de discipline et de fraîcheur sur 95 minutes. Les conséquences n’en sont pas tirées et l’énième néo entraîneur ne change pas de discours : « Je vais remobiliser ». Non Denis, les incantations ne fonctionnent pas. À présent, il faut remanier.

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