TFC 2-3 Lyon : J'y étais pour vous

Publié le 03 novembre 2019 à 11:00 par Pierre Pambrun

Comme lors de chaque rencontre de gala, on croise des occasionnels du Stadium. À la Bodega Heineken : « C’est qui le président de Toulouse ? », « Joma, ils font quoi ? ». À la boutique : « Quoi ? Il n’y a qu’une seule cabine d’essayage ? ». Devant l’échauffement des joueurs, où je compte 7 adjoints à Kombouaré : « Regarde, c’est Régnier ! ». À ce moment-là, les conditions sont idéales : température douce, pas de pluie, pelouse magnifique et une belle affluence (16000).

Dans les premiers instants, Lyon se montre le plus dangereux, jusqu’à deux belles têtes toulousaines qui font froid dans le dos du massif kop visiteur. Après quoi, l’arbitre, qui s’était fait rapidement remplacer suite un problème technique avec le VAR, fait son retour. Au quart d’heure, le TFC, bien en place, tient tête à son adversaire. Et sur un centre d’Amian, Sanogo se jette pour ouvrir la marque, côté ouest. 1-0 ! Alors que Depay aligne deux pétards au-dessus, le virage Taton savoure : « Allez Toulouse, Allez le Té-fé-cé… ! ». Malheureusement, à force de pousser, les Gones égalisent par ce diable de Memphis, peu inquiété. 1-1.

À la demi-heure, la pluie tombe dru. En conséquence, dans les virages, on abolit les frontières entre haut et bas. Une transhumance s’opère pour permettre aux réfugiés climatiques de gagner les places abritées. Sur le terrain, les Violets revanchards croient reprendre l’avantage en conclusion d’un beau mouvement. Mais non, car on signale un hors-jeu. Les Blancs restent menaçants à tout moment. À l’image de Dembele qui se joue aisément d’Isimat-Mirin à nos 6 mètres. Heureusement, il vendange : au-dessus !

Mi-temps. J’apprécie la belle prestation de mes protégés, mais regrette que Reynet, bien que visé à bout portant, soit encore avancé et trompé comme souvent à ras de terre, près du petit filet.

Après la reprise, alors que Lopes en prend pour son grade devant les Indians, l’arbitre accorde à son équipe un énième coup franc généreux à mon sens. Nous verrons que la réciproque ne sera pas vraie. Du côté des Violets, on manque de précision sur les centres et ballons vers l’avant… jusqu’à celui de Sylla à la 57ème, à destination de Koulouris au cœur de la surface. Le gardien sort, percute son défenseur, et marque contre son camp ! 2-1. Le portier portugais faisant son cinéma habituel, on doit attendre le VAR qui confirme la validité du but. Pour la seconde fois, le Tèf mène, mais ça ne dure pas.

Comme lors du premier acte, Lyon revient après 10 minutes. Dembele prend le dessus sur une défense centrale hésitante et trompe Reynet, à nouveau dans le petit-filet, à nouveau à sa gauche et à nouveau à ras de terre. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. CQFD. 2-2. Je me dis que conserver ce point du nul serait bénéfique. Mais il reste 25 minutes et Leya Iseka, fraîchement entré, ne l’entend pas de cette oreille. Ses courses perforantes font mal à l’adversaire. Puis, sur un corner tendu de Dossevi, Koulouris trouve la transversale ! Celle-ci renvoie le cuir sur Isimat-Mirin qui rebondit sur sa poitrine, trouve un pied concurrent devant la ligne, et termine entre les jambes d’Aaron. « Ouuuhh !!! », gronde le virage Brice. Pas de chance ! Dans le dernier quart d’heure, le match se débride, les opportunités se succèdent dans chaque camp. À l’est, on y croit, on s’enflamme : « Tou-lou-sains ! Tou-lou-sains » résonne autour de moi, avant le désormais traditionnel « Sou-casse, dé-mission ! ». À l’opposé du stade, Baptiste nous offre une magnifique parade qui préserve le score. Pour rien, car, pour ceux qui n’ont pas quitté les lieux avant l’heure, le cruel sort s’abat dans les ultimes secondes du temps additionnel. Trois Toulousains tombent comme des mouches au-delà du rond central. L’arbitre n’accorde aucune faute. L’OL en profite, récupère, et l’incontournable Depay offre la victoire aux siens. Il fixe puis dépose Vainqueur, au petit trot, avant de marquer, pas gêné par l’impuissante intervention d’Amian. Ou ça ? À gauche de Reynet, à ras de terre, dans le petit filet… 2-3. Game Over.

Comme face à Angers et surtout à Rennes, le TFC n’a pas su préserver le nul, quand bien même il frustrerait nos joueurs méritant mieux. Résultat, notre équipe occupe, ex æquo, l’avant-dernière place, à 1 point du dernier qui possède un match de retard et un meilleur goal-average. Messieurs, vous jouez le maintien, un point est un point et la facture finira par tomber. Serrez les rangs !

Coaching perdant
A lire aussi

Coaching perdant

Nos derniers articles