TFC 11-0 Léguevin : Inès Hayaux, un rayon de soleil dans le froid glacial de Toulouse

Publié le 19 décembre 2021 à 00:00 par Cédric Polizzi

Par Cédric Polizzi,

Quelle journée au Stadium ! Après le festival en Coupe de France, c’est les féminines qui ont régalé. Si le froid aurait pu en démotiver quelques-unes, ça n’a pas été le cas d’Inès Hayaux, auteur d’un triplé en 18 minutes. Avant de démarrer le récit de cette rencontre, je tenais à vous dire que j’aurais aimé vous parler davantage tactique, de jeu, mais l’opposition était tellement faible qu’il n’y a rien de pertinent à en tirer.

Alignées en 3-5-2, les filles proposent une composition inédite (du moins, je ne l’avais encore jamais vu) : Léane Commaret est replacée dans l’axe droit de la défense. Hayaux et Dias-Veloso occupent les rôles de piston. Pour être franc, j’étais en train de marquer ça sur mon carnet quand Bonnaffoux ouvre déjà le score pour les Violettes. 1-0, et je n’ai pas vu le but. Le groupe d’Antoine Gérard tient la balle, trouve des circuits de passes intéressants avec le trio Grinfan - Ettien - Lecocq au milieu. On retrouve d’ailleurs ces trois-là sur le deuxième but : Ettien, plein axe, ouvre pour Grinfan qui laisse passer pour Lecocq, qui centre pour Hayaux devant le but. Elle s’y prend à deux fois pour doubler la mise. Seulement une minute plus tard, Dias-Veloso sur son aile droite va centrer pour Hayaux qui reprend d’une reprise plat du pied parfait, 3-0.

Je note la forte présence offensive de nos deux pistons, mais en même temps, une fois de plus, Léguevin c’est faible. Le schéma tactique proposé est tout de même intéressant, car toutes les actions passent par les côtés. On exploite pleinement les faiblesses des Léguevinoises, pour arriver devant le but. Le jeu sans ballon est aussi intéressant : beaucoup d’appels, parfois à vide, pour ouvrir des espaces. Les actions se succèdent sur le but adverse, et de beaux enchaînements ravissent le peu de supporters présents. Peu avant la vingtième minute, Inès Hayaux (oui, c’est encore elle) va allumer un pétard à 20 mètres plein axe, 4-0. Un rayon de soleil dans le froid glacial de Toulouse. Une étincelle qui réchauffe mes yeux. Marie Cimatti au repos, c’est Inès Souifi qui prend place dans les cages. Et je pense fort à elle qui avoir sacrément froid, vu qu’elle ne touche aucun ballon. Le cinquième but viendra de Lecocq qui enchaîne une roulette digne de Zidane face au Brésil en 2006. Sa frappe croisée trouve le petit filet opposé. C’est carré dans l’axe, et ça fait 5-0.

À la mi-temps j’en profite pour aller chercher un café à la buvette, histoire de me réchauffer un peu.

Au retour des vestiaires, Grinfan et Soulac sortent, remplacées par Badr Bassem et Manon Grousset. Défenseur en première période, Clara Coudon passe aux avants-postes. Désireuses de terminer en tête de la meilleure attaque de leur poule, les Violettes ne s’arrêtent pas et vont pousser sur chaque action. Ce n’est pas pour me déplaire. Bonnaffoux à la 56ème va aggraver le score avec un superbe enchaînement contrôle, frappe en force. 6-0. En face, Léguevin ne réagit toujours pas, et moi, ce sont mes doigts qui ne réagissent plus tant il fait froid. À l’heure de jeu, sur un corner joué en deux temps, Clara Coudon surgit pour inscrire le septième but. On n’attend pas, on prend le ballon, on le replace dans le rond central. Dans le même temps, Pauline Pardon remplace Inès Hayaux, étincelante ce soir. Pas rassasiée, Emma Bonnaffoux inscrit le huitième but du match sur un centre de Pardon. Dias-Veloso, Ettien, et Coudon inscriront les derniers buts du match pour mener le Tef à 11-0.

Au-delà des scores fleuves de cette saison, c’est cette envie de jouer au ballon qui me plaît avec ce groupe. Quel que soit le score, quel que soit l’adversaire, ça ne refuse pas le jeu, et ça, c’est le bon chemin ! Place à la trêve, et aux vacances désormais !

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