TFC 1-3 Bordeaux : J'y étais pour vous

Publié le 06 octobre 2019 à 12:10 par Pierre Pambrun

Ponctuel au point de rendez-vous de la marche pour Brice, j’attends finalement près d’une heure avant d’entamer cette belle manifestation. J’en profite pour saluer quelques camarades. Le cortège, massif, emmené par les Indians, chante fort et s’illumine de torches et pots de fumée. Côté football, le jeune Koné apparaît sur le banc. Aura-t-il du temps de jeu ? Nous verrons que non…

Dans les gradins, je loupe le but de De Préville, lors des premières secondes, car placé juste derrière les lettres « B.R.I.C.E. » du magnifique tifo enveloppant le virage Taton. 0-1. Pas (encore) rancunier, le kop pousse les siens : « Tou-lou-sains, Tou-lou-sains ! ». Ça ne suffit pas. Bordeaux domine largement. Ça joue vite et propre. Les opportunités se produisent surtout dans notre camp, frayeurs incluses. Nos protégés apparaissent peu à l’offensive. Un jeune et déjà nostalgique supporter crie : « Rendez-nous Pascal (Dupraz) ! ». Le calvaire continue avec un coup franc contesté par le public. Envoyé dans notre surface, il trouve Pablo, libre de ses mouvements et qui double la marque. 0-2. Après quoi, arrive à la 23ème le premier tir des Violets (en noir ce soir) par Vainqueur : au-dessus. Ils bénéficient ensuite d’un relatif temps fort, mais la conclusion de Gradel manque de précision : à côté. Notre kop apprécie et relance : « Po-lo-po-po, po-lo-po-lo-po-po… In-dians ! ». Les derniers instants sont plutôt girondins, mais le score en reste là.

Mi-temps. Même si les visiteurs démontrent leur supériorité par un football léché et efficace, je reproche à mes joueurs leur manque de pressing et d’agressivité dans les duels. C’est le derby quand même, on est chez nous ! Le burger du camion m’assagit, mais je loupe la reprise.

De retour porte 5, on me dit que j’ai raté « une belle tête de Saïd qui manque la balle de but ». Je constate l’entrée de Sanogo à la place de Makengo. À la 50ème, le rappeur Oli prend le micro du capo et lance avec brio le célèbre chant : « Ooooh Briiiiiice… on t’oubliera jamais… ! ». Le virage Taton le suit unanimement et me donne la chair de poule. Sur le pré, le Téfécé bégaye. Hwang Ui-Jo en profite et aligne de 30 mètres dans le petit filet un Reynet inerte. 0-3. La coupe est pleine. La révolte gronde à l’Est où l’on réclame la démission de Casanova puis de Soucasse avant de tancer nos joueurs : « Mouillez le maillot, mouillez le maillot ! ». Koulouris l’entend bien et réduit le score d’un beau tir en poteau rentrant à l’heure de jeu. 1-3. Pendant le dernier quart d’heure, le TFC prend le monopole des attaques alors que se déroule un énième et émouvant clapping pour Brice. Entre-temps, Gradel trouve la transversale ! Nos hommes terminent la partie avec beaucoup de volonté, mais trop d’approximations pour espérer quoi que ce soit. Fin des hostilités.

Tandis que le très dynamique parcage bordelais fête comme il se doit la victoire avec ses protagonistes, les locaux sont reçus par leur kop avec des majeurs en l’air et des index pointant vers la sortie. Gradel vient tout de même donner son maillot et Reynet ses gants. À la sortie, ce dernier s’engueule avec un supporter. De mon côté, remerciant Vainqueur pour ses efforts, j’obtiens en réponse un cinglant : « Pourquoi ? Ça ne sert à rien ! ». Ambiance, ambiance...

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