TFC 1-2 PSG en U19 Féminine : Une défaite amère face à Paulo Cesar, et j'y étais pour vous !

Publié le 30 janvier 2022 à 19:25 par Cédric Polizzi

Par Cédric Polizzi,

Elle est compliquée à digérer celle-là. Compliquée, parce que les éléments de cette rencontre font que c’est difficile à encaisser.

J’arrive au Stadium pour le coup d’envoi, à 12h30. Pas mal de monde est présent. Surtout les familles des joueuses, y compris celles des Parisiennes. Au bout de 30 secondes de jeu, Gaëlle Grillon remporte un premier face-à-face. Sachez que si elle n’a absolument rien eu à faire mercredi dernier face à Ramonville, là, elle a dû ressortir de la rencontre avec quelques courbatures. Dans les premières minutes, les Violettes souffrent dans l’impact physique. Souffrent tactiquement.

C’est généralement le problème lorsque tu affrontes des équipes faibles pendant un moment : une fois que tu rencontres une équipe de ce gabarit, c’est forcément plus difficile. C’est d’ailleurs sur une transition offensive que les Parsiennes ouvrent le score. Un déséquilibre est créé à gauche, le centre est bon, la frappe croisée l’est aussi. Ça fait 0-1. Pénible. De mon côté, j’observe Paulo César, adjoint sur le banc. Il a été salué par une partie des supporters à son entrée.

Et même si nos protégées ont du mal dans le jeu, elles vont revenir au score après une très belle action : Jumere relance bien, et Inès Hayaux lance Soulac sur le côté. Cette dernière fait la différence et sert parfaitement Emma Bonnaffoux dans la surface, au premier poteau. La frappe sous la barre est payante. 1-1. Petit à petit les Violettes reculent, et les doubles championnes en titre se montrent oppressantes, étouffantes. Grillon sort les arrêts qu’il faut, et repousse l’échéance.

Certaines opportunités existent pour le TFC, mais là non plus, ça n’aboutit pas. Aux alentours de la 25ème minute, l’arbitre perd complètement le fil de son match. Des décisions loin d’être claires, un carton à destination de Pauline Pardon loin d’être évident. Les entraîneurs des deux camps s’énervent, et les parents aussi. Si vous êtes (ou avez été) arbitre, vous savez qu’à ce niveau-là c’est pas facile de reprendre son match en main, et les conséquences peuvent être lourdes.

Malheureusement, les Violettes vont encaisser le deuxième but après un cafouillage sur un corner. 1-2. Il faudra un bon retour de Grinfan pour empêcher le troisième but. La dernière occasion de ce premier acte sera pour Anastasia Soulac. Mi-temps.

Je prends juste ces quelques lignes pour m’exprimer sur ce sujet : lorsqu’on vient voir son enfant jouer, critiquer ouvertement les coéquipier(e)s de son fils (ou sa fille) ou faire des réflexions comme si on est entraîneur n’apportera rien de bon. L’échec, la défaite, les mauvais choix font partie de l’apprentissage, tout comme le succès ou la victoire. Certaines paroles n’ont pas lieu d’être sur le bord des terrains, encore plus lorsqu’on est parent.

Je profite de la mi-temps pour échanger avec la maman d’une joueuse présente sur la pelouse et donner mon point de vue : "Oui ça va être difficile, mais même si elles perdent ça sera formateur pour la suite. On a en face l’un des meilleurs centres de formation, il ne faut pas l’oublier".

Le match reprend, et c’est quand même mieux, dans l’aspect tactique. Anastasia Soulac a plusieurs fois l’opportunité de se mettre en évidence, mais c’est bien défendu par les Franciliennes. En seconde mi-temps, le match est beaucoup plus haché : l’arbitre est complètement perdue, les joueuses s’énervent, certaines restent à terre un peu trop longtemps…

Aux alentours de la 70ème, le TFC passe près du chaos définitif après une double occasion parisienne. La première passe à côté miraculeusement, la seconde est bien arrêtée par Grillon. Petit à petit, les esprits s’échauffent et ça finit par claquer en fin de match : une échauffourée éclate après un contact. De quoi rappeler les souvenirs de bagarre entre Paulo César et Fodé Mansaré. Les dernières opportunités ne donneront rien. L’arbitre ne laisse aucun arrêt de jeu, alors qu’à la vue du scénario, on aurait pu en laisser facilement cinq ou six.

Paulo César sera demandé par plusieurs fans à la sortie du terrain pour prendre quelques photos et échanger sur son passé au TFC.

Voilà, c’est une défaite amère, mais tellement encourageante à la fois. Il ne faut pas oublier qui était en face. Félicitations à l’ensemble du groupe, qui est par ailleurs sorti sous les applaudissements des spectateurs. Une bien belle image, pour clôturer cette belle affiche.

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