TFC 1-1 Monaco : Le ciel est toujours rose

Publié le 16 septembre 2018 à 11:10 par Alexis Czaja

Jour de fête au Stadium. Après ses trois succès consécutifs, le TFC aborde la réception de l’AS Monaco dans une atmosphère sereine qui en ferait presque un favori tant l’adversaire du jour peine à convaincre depuis le début de la saison. Mais le danger serait de tomber dans l’euphorie.

Sans surprise, le TFC aborde le premier quart d’heure de la partie avec beaucoup plus de confiance que des visiteurs hésitants. Disposés en 4-2-3-1, les Violets exercent immédiatement un pressing efficace dans le but de gêner la relance monégasque. Une stratégie payante qui leur permet de jouer plus haut et de se procurer plusieurs situations, sans toutefois parvenir à ouvrir le score. Intenable sur son côté gauche, Max-Alain Gradel s’est illustré dès la 8ème minute en se jouant de Sidibe pour déposer un centre dangereux sur Matthieu Dossevi au point de penalty, dont la reprise oblige Benaglio à s’employer. Grâce à une grosse activité au milieu de terrain et à l’inspiration de ses créateurs, le TFC s’offre un premier acte globalement maîtrisé malgré un score nul et vierge à la pause. Une stat illustre la solidité toulousaine : Monaco n'a pas cadré le moindre tir dans cette première période. De quoi enthousiasmer le public du Stadium, ravi de voir son équipe proposer de nouveau du beau jeu dans son enceinte.

Dominateurs en première période, les Toulousains vont se montrer plus timides au retour des vestiaires. Un relâchement sanctionné par Youri Tielemans dès la 57ème minute. Servi dos au but à 25 mètres, l’international belge parvient à se mettre sur son pied gauche pour placer une lourde frappe qui rebondit derrière la ligne de Reynet après avoir heurté la barre transversale. 0-1, le scénario est cruel, mais le TFC version 2018-2019 a de la ressource pour rebondir dans les moments difficiles. Alors que les locaux usent de longs ballons inoffensifs et peinent à retrouver la recette qui a déstabilisé le vice-champion de France au début du match, Alain Casanova est le premier à réagir en renouvelant ses forces offensives avec les entrées en jeu de Durmaz et de Leya Iseka. Puis lance El-Mokeddem pour le dernier quart d’heure.

Des choix offensifs payants qui dynamisent le front de l’attaque toulousaine. À peine entré en jeu, le jeune buteur belge prouve sa forme du moment en multipliant les efforts. Une activité récompensée à la 79ème minute lorsqu’il profite d’un ballon mal dégagé par Glik pour glisser le cuir entre les jambes de Benaglio et inscrire son deuxième but de la saison. 1-1, la réaction est totale de la part des hommes de Casanova qui poussent pour arracher la victoire dans les derniers instants de la partie quitte à laisser quelques espaces en défense. La fin de match aurait pu être encore plus délicate pour les Monégasques si Ruddy Buquet avait logiquement exclu Kamil Glik, auteur d’une grossière main pour annihiler un contre mené par Gradel, et Jemerson déjà averti et coupable d’un tacle non maîtrisé sur Leya Iseka.

Coup de sifflet final. Le public du Stadium manifeste son soutien à son équipe qui a prouvé qu’elle était capable de produire du jeu face à l’une des grosses écuries du championnat. Majoritairement dominateurs, les Toulousains ont su réagir après l’ouverture du score frustrante de Tielemans et leur performance collective est motif de satisfaction. Une rencontre qui devrait nourrir davantage les ambitions toulousaines.

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