TFC 0-2 Nice : J'y étais pour vous

Publié le 16 février 2020 à 07:00 par Anthony Labatut

TFC - Nice : cette rencontre sonnait comme l'un des derniers bons matchs toulousains auxquels on avait pu assister au Stadium. Ma foi, ce 32ème de finale de la Coupe de France s'était disputé le 4 janvier 2019, et Toulouse s'était imposée 4-1. On ne demandait qu'à vivre une telle soirée, et surtout pas un remake du match aller, perdu 3-0 sur la Côte d'Azur.

D'entrée de jeu, Dossevi a l'occasion de lancer la soirée suite à un excellent travail de Sylla. Seulement, l'ancien Messin expédie le ballon en Moselle, pourtant aux six mètres. Le Stadium frémit encore à la vue du ralenti sur les écrans géants. Sur sa première occasion, Nice va surprendre un TFC pourtant sérieux dans les dix premières minutes. Sangaré manque son contrôle et en deux temps trois mouvements, l'OGCN ouvre la marque par Lees-Melou, qui glisse le ballon entre les jambes de Reynet. ''Les gardiens ont un sérieux souci avec leurs jambes chez nous'', constatais-je avec mon voisin. Le TFC prend un deuxième plomb dans l'aile avec l'expulsion de Gabrielsen, qui retient ostensiblement Dolberg qui partait aux cages. Son successeur Rogel est accueilli avec de copieux sifflets du public, auxquels les Indians rétorquent avec des encouragements pour l'Uruguayen : ''Rogel ! Rogel !''. On n'aurait jamais pensé chanter ceci un jour au Stadium, mais l'attitude du kop toulousain est tout bonnement intelligente sur ce coup. Avant la pause et comme il le fut depuis le début de la rencontre, le Téf ne parvient pas à mettre à mal une équipe niçoise pourtant apathique. 

À la pause, pendant que d'autres apprécient un challenge McDonalds relevé avec des prouesses techniques, je me rends à la boutique, où certains profitent de l'offre maillot acheté - flocage offert. Bien fait pour moi, qui ne peut floquer mon article auparavant acquis.

Sur le terrain, la partie reprend sur le même rythme que celui du premier acte. Toulouse ne bouscule pas assez une équipe azuréenne tout aussi pauvre, qui se contente de jouer la montre. Aucune action notable n'est à mettre à l'actif des hommes de Denis Zanko, qui rencontrent beaucoup de difficultés dans les derniers mètres. Il faut attendre le dernier quart d'heure pour assister à du grand Moreira. Pourtant l'un des moins mauvais ce soir, le latéral droit écope d'un carton rouge suite à une faute totalement idiote. Comme face à Marseille en novembre dernier, l'ancien Lorientais lève trop le pied et son geste manque totalement de maîtrise. Jusque-là assez handicapé, les Violets et leurs supporters perdent tout espoir, et le virage Brice Taton s'éteint. C'est donc dans un silence de cathédrale que Gradel manque un face-à-face et que Leya Iseka, tout simplement nul pour (au moins) la deuxième année de suite, perd toute motivation pour tirer son penalty. Le Belge semble touché, et Toulouse coule avec le deuxième but niçois. Les larmes coulent des yeux de Leya Iseka suite à cette rencontre, comme elles coulent à l'intérieur du coeur de chaque supporter du club assistant au naufrage de celui-ci. Comme tous les soirs passés au Stadium depuis le 19 octobre, on repart la queue entre les jambes, sans savoir comment il a été possible de perdre.

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