TFC 0-1 PSG : J'y étais pour vous

Publié le 11 février 2018 à 14:00 par Pierre Pambrun


Pour les supporters qui habitent loin du Stadium et qui s’y rendent en voiture, heureusement qu’on ne joue pas à guichets fermés tous les week-ends ! Car 45 minutes pour parcourir les 500m du boulevard des Récollets 1h30 avant le match c’est inadmissible ! J’en mets autant pour faire les 90km depuis mon domicile... Que font la Police et le club ? Désorganisation totale.

Une fois entrés dans l’enceinte, nous profitons de l’offre Lyf avec une écharpe du TFC pour seulement 2€ moyennant paiement avec l’application. Intéressant. Dans les travées, les discussions d’avant-match concernent l’adversaire : "Il est là Neymar ? Le chevelu c’est Cavani ? Ah non, c’est Rabiot !". Je pronostique 1-1, mon collègue 0-2.

Les premières minutes nous rappellent que Gradel persévère à jouer seul, ou avec les Parisiens auxquels il rendra régulièrement le cuir tout au long de la partie. Ces derniers ouvrent le bal rendant Lafont heureux quand le ballon rebondit sur son torse, devant la ligne de but. L’unique grosse occasion des Violets arrive au quart d’heure. Gradel déborde fort et centre sur Sanogo dont la tête appuyée est repoussée par le gardien. Après quoi, les Toulousains vont progressivement perdre ballons sur ballons jusqu’à un nouveau sauvetage de Lafont à la demi-heure. Paris, bien qu’avec une écrasante possession, joue au ralenti. Neymar et consorts négocient mal leurs coups de pieds arrêtés. Notre défense ne lâche rien, encore soulagée par Alban à la manière d’un portier de handball. "Ca fait 3 arrêts décisifs !", s’exclame mon voisin. La baraka violette tient jusqu’à la pause à l’image d’un dernier corner sur le poteau. 0-0.

Mi-temps. Impossible de me soulager, les WC sont saturés. Impossible de m’abreuver, les buvettes sont également prises d’assaut. Direction la boutique pour m’équiper en gants et bonnet à pompon car, passé le beau soleil d’entame, le froid commence à nous saisir.

Après la reprise, une énième perte d’Imbula enrage le public. "Il est mauvais", peste-t-on près de moi. Heureusement, Di Maria et Neymar ne concrétisent pas. Peu avant l’heure de jeu, Corentin Jean contre mais centre mal, au 3ème poteau. Ca fait râler : "Des occasions comme ça, on n’en aura pas 50 !". On sent le vent du boulet quand Di Maria ajuste son coup franc à ras du poteau. Mon ami positive : "Le bus reste bien garé, on a tenu plus d’une heure". C’était parler trop vite. Dans la foulée, Neymar promène Yago dans la surface et marque avec l’aide de Diop qui détourne dans ses filets. 0-1. Pas de chance pour notre capitaine, pourtant à son meilleur niveau ce soir. La cabane vient de tomber sur le chien et l’arbitre n’arrange rien, donnant tout aux Parisiens qui se roulent au sol à la moindre occasion. "On ne peut pas les toucher", roumègue un ancien. On s’approche du terme et les bois écartent à nouveau les patates chaudes à deux reprises. Dans les derniers instants, Toulouse, piqué au vif, pousse. Malheureusement, les éternelles approximations de nos protégés usés jusqu’à l’os, gâchent leurs dernières salves.

Ce fut un beau match de football, dans un Stadium plein comme un œuf, évènement suffisamment rare pour le rappeler. Cahuzac ayant fait honneur au maillot Violet, j’ai tenu à lui en faire part, bravant l’attente dans le froid. Pendant que l’ancien bastiais s’adonne en petit comité avec sourire et gentillesse aux photos avec les plus jeunes, une nuée de groupies s’égosille à la vue lointaine de Neymar. Deux mondes nous séparent. Je reste dans le mien, accompagnant mes joueurs vers un maintien qu’ils mériteront au vu de leurs dernières prestations.

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