Supporters, affluence, démission, l'interview de Dupraz

Publié le 02 décembre 2017 à 11:33 par JB

Avant d’affronter Lille ce samedi (20h00, sur beIN Sports MAX 4), découvrez la conférence de presse de Pascal Dupraz.

Le match de Nice est-il encore dans toutes les têtes ?
"La prestation de mercredi est terminée. En d’autres temps, on l’aurait gagné. Là, on l’a perdu, c’est comme ça. Dans le futur, on gagnera aussi peut-être des matchs qu’on méritera de perdre. Les joueurs sont certainement affectés. Mais les générations contemporaines ont cette grande aptitude à vite passer à autre chose. Il faut qu’on se mobilise pour que cette spirale s’arrête. Il n’y a aucune raison pour ne pas reprendre le cours des choses. Il n’y a aucune raison qu’on se liquéfie et qu’on s’affole, peu importe le résultat à Lille. Mais je suis responsable et je dois analyser la situation comptable. Je connais ce contexte général qui est grave. À nous de nous en sortir et l’objectif ne bouge pas : terminer dans les dix premiers pour faire plaisir à tout le monde."

Qu’avez-vous à répondre aux critiques ?
"Je suis hermétique. L’ingratitude fait partie de la vie. Les supporters représentent un microcosme de la société. Je n’attends rien de personne. Je fais mon métier. Je suis droit dans mes bottes et bien dans ma tronche. Je ne suis pas fragile. Au contraire, je suis solide comme un roc. J’ai mon libre arbitre. J’ai une seule personne que je me dois de suivre, c’est le président. C’est lui qui me paye, pas les supporters."

Vous avez quand même dit que vous étiez prêt à monter en tribune…
"Je préfère qu’on me dise que je suis nul, plutôt que ma maman était une fille de joie… Mon grand-père était maquignon, j’étais émerveillé par son attitude. À l’époque, ça se réglait à coup de tronches. Mais tu me vois passer la barrière et faire ça ? Non… Mais comme le public est clairsemé, j’ai vu le type qui a lancé cette insulte. Parler de lui, c’est lui faire trop d’honneur. C’est comme ça, c’est notre métier qui veut ça… Je suis responsable et il est logique qu’on me critique. On n’est juste pas obliger de l’insulter."

Avez-vous échoué dans votre mission de faire remonter la moyenne de spectateurs depuis votre arrivée ?
"Le public a eu de maintes occasions de venir nombreux au Stadium, même quand il y avait de meilleurs résultats. Il se trouve qu’on est moins performant en ce moment, notamment à domicile. Je le reconnais. Mais je ne désarme pas. D’ici la fin de saison, et pas que contre le PSG, vous verrez que les travées seront très bien garnies. On fera revenir le public au Stadium. Le challenge, c’est de le faire venir plus nombreux et plus souvent. Les joueurs méritent qu’il y ait plus de monde au stade. Et je dis ça alors qu’on reste sur des prestations non-abouties. Les joueurs ont le mérite d’accomplir un tour d’honneur, et Dieu sait que c’était dur après la défaite contre Nice. De nombreux supporters avaient vite quitté le stade, mais ils ne pourront plus se plaindre que les joueurs ne viennent pas les voir. Même après une défaite, on va voir les supporters."

Avez-vous évoqué un possible départ avec le président ?
"Non, mais à force de perdre, la question de mon remplacement se posera. C’est comme ça. Je vis bien avec ceci. Quand tu te fais virer de chez toi, à Evian, tu peux bien te faire virer de partout… Si ça se trouve, je vais me faire virer demain, après-demain, dans une semaine ou dans 15 jours. D’ici là, j’ai des arguments à faire valoir. On doit retrouver une cohésion et se recentrer sur notre groupe. Il faut qu’on soit hermétique et ne pas se soucier des critiques. Les joueurs doivent se tranquilliser. Ils n’ont pas de responsabilités dans ces mauvais résultats. Le seul responsable, c’est le coach. J’estime que cette équipe est taillée pour obtenir un meilleur classement qu’actuellement."

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