Strasbourg 1-1 TFC : Serrez les rangs !

Publié le 04 novembre 2018 à 18:00 par Pierre Pambrun

Il y a peu, Alain Casanova prônait la continuation de la production de jeu basé sur la possession à domicile comme à l’extérieur. Après 8 matchs sans victoire et 8 buts encaissés lors des 3 dernières rencontres sans marquer, nous allons voir que ce précepte est déjà caduc.

En effet, le premier acte à la Meinau montre un TFC en rangs serrés face à des strasbourgeois libérés. Les Bleus attaquent sans jamais partager le cuir… ni conclure. C’est alors que sur une belle inspiration à la 23ème, Manu Garcia tente un divin lob de 40 mètres. Ce bijou de précision cadré au millimètre ne sera pas le but de l’année car le gardien écarte le ballon de justesse. Sur le corner qui suit, Jullien détourne la tentative de Gradel et trouve la barre. En réponse, l’Alsacien Kenny Lala voit sa frappe déviée par l’extérieur du poteau. Jusqu’à la pause, les locaux reprennent leur large domination devant des Toulousains en bloc.

Mi-temps. 0-0. Le TFC évolue dans un schéma comme on l’a rarement vu aussi replié défensivement. Strasbourg, avec plus de 70 % de possession n’en profite pas… pour le moment !

A force de subir, le Téfécé passe à la caisse, seulement 6 minutes après la reprise. Simple comme bonjour : corner, tête, but. 1-0. Par petites touches, nos protégés tentent des incursions au-delà de la ligne médiane. Mais le fond de jeu reste propriété de l’adversaire et les frayeurs pour les Violets. Seule une initiative individuelle peut nous sortir de cette impasse. Et une fois encore, notre capitaine débloque la situation en se procurant un coup franc plein axe et à courte distance des cages, qu’il transforme sans trembler à la 72ème. 1-1. Conscients de leur chance, les Toulousains remettent le bus pour conserver ce point du courage qui ne semble tenir qu’à un fil. Les derniers instants perdent en cohérence, hachés par les remplacements, les fautes et les imprécisions. Au bout du bout, ce nul aux forceps valide une tactique digne d’un affrontement fasse au PSG.

Après les hémorragies défensives et la stérilité offensive des précédentes prestations, Alain Casanova peut se satisfaire du bétonnage employé pour ramener ce point précieux. Attention cependant, transformer son onze en armée protégeant Fort Knox ne sera pas une stratégie viable à long terme. Au risque d’une usure prématurée des têtes et des jambes...

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