Spajic : "Dupraz m'a écarté à pile ou face"

Publié le 15 septembre 2016 à 11:40 par LesViolets

Prêté sans option d'achat à Anderlecht, Uros Spajic a donné une incroyable interview au média belge DH. Le défenseur serbe explique que Pascal Dupraz l'aurait écarté avec une pièce d'un euro...

Son départ
"Le coach m’a dit qu’il compterait encore sur moi si je ne signais pas ailleurs. Moi, je voulais partir. Il me fallait un club qui joue pour des trophées, où il y a de la pression, comme à l’Étoile Rouge, mon ancien club. Toulouse était trop calme. Gagner ou perdre, c’était la même chose. Mais c’était une belle expérience. J’ai joué 70 matchs en Ligue 1. À 23 ans, ce n’est pas mal.
Tout s’est fait lors de la dernière journée du mercato. J’avais des offres d’Allemagne et d’Espagne. Mais quand Anderlecht s’est manifesté, j’ai directement dit oui. Cela s’est fait en cinq minutes. Puis, j’ai rejoint le club en jet privé. J’adore déjà ce club. Je suis prêté jusqu’en fin de saison, mais j’ai déjà envie de signer pour plus longtemps."

Sa mise à l'écart en fin de saison dernière
"On était déjà en D2 et Pascal Dupraz nous a sauvés. C’était un miracle. Et j’ose dire que c’est un très bon coach. Mais il m’a écarté de l’équipe… après un pile ou face. Il me l’a avoué peu après, pendant la préparation. Il a pris un euro, l’a jeté, et il est tombé du mauvais côté pour moi. Il fallait écarter quelqu’un et c’était moi. Puis, il m’a dit : Je ne te connaissais pas. Maintenant, je vois que tu es un bon joueur et un bon gars."

Son refus de jouer en CFA 2 en fin de saison dernière
"Je venais de l’équipe nationale, et je devais jouer en réserve. Mais j’étais blessé à la cheville. Je sais que les gens ne me croyaient pas, et j’ai donc montré la photo de mon scanner au coach, pour qu’il l’explique à la presse. Mais il ne l’a pas fait. Je ne voulais plus commettre la même erreur qu’en 2014-2015. J’étais revenu trop vite après une fracture au métatarse. J’avais joué avec des infiltrations. Je l’avais payé, parce que j’ai eu beaucoup de problèmes musculaires. Je n’étais pas prêt."

La colonie serbe au TFC
"Nous étions quatre Serbes. Et nous parlions le serbe dans le vestiaire, c’est vrai. Les Français n’aiment pas cela. Quand ça ne tourne pas, il faut des boucs émissaires…"

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