Son passage en Norvège, sa situation actuelle, ses anecdotes au TFC, on prend des nouvelles d'Ali Ahamada

Publié le 18 novembre 2021 à 16:30 par Cédric Polizzi


Désormais au chômage et sans véritable club, Ali Ahamada a donné une très longue interview à Farid Rouas dans le 100% foot sur Instagram. Extraits de l'interview.

Sa situation actuelle

"Pour l’instant, je m’entraîne quotidiennement. Je double les séances presque tous les jours. Je m’entretiens avec Martigues (son club formateur) et Endoume (un club à Marseille en National 3). J’essaie de garder un peu le rythme. J’ai quelques discussions avec certains clubs, même si en ce moment c’est un peu plus calme que durant la période de mercato estival. J’ai encore quelques fenêtres d’ouvertes, on verra."

Norvège, SK Brann

"C’était une découverte, un pays scandinave, où il y a une belle mentalité, j’ai eu un bel accueil. Bon après, je n’ai pas été accueilli par le soleil (rires), mais c’est un très joli pays, avec un mode de vie vraiment différent du nôtre. Ces deux saisons là-bas m’ont permis de découvrir autre chose. C’était agréable, c’était une belle expérience. Une anecdote de mon passage là-bas ? Ils ont un attachement avec la boisson qui est très importante (rires). Comme le temps est pluvieux et qu’il fait très froid, c’est vrai que pour compenser le manque de soleil, ils essaient de se réchauffer les coeurs comme ils le peuvent. Je me souviens d’un avant-match, on était dans le bus, il y avait des pizzas, des boissons… Chacun a pu prendre ce qu’il voulait. Et là, je regarde ce qu’il reste, il n’y avait que de l’alcool. Je ne comprends pas et je demande "il n’y a pas un petit jus de fruit ?" et tout le monde me regarde bizarrement. Finalement, j’ai un coéquipier qui m’a prêté sa canette, j’ai pu boire autre chose."

Son but de la tête contre Rennes

"Au moment où je monte, je me dis que c’est une prise de risque. On était mené 2-1. Quand tu es gardien et que tu montes comme ça, il y a toujours un joueur qui est contre et te dit  "retourne dans ton but". Il y a ce risque de prendre un but en contre-attaque. C’était Serge Aurier, qui a un gros caractère qui m’avait sorti "qu’est-ce tu fais encore, où tu vas ?". je lui avais répondu "on a plus rien à perdre, autant essayer le tout pour le tout", et il m’avait répliqué "tu fais n’importe quoi retourne dans ton but". Après, je monte, je marque, c’était le premier à me courir après (rires)."

Une anecdote sur Adrien Regattin

"Lors d’un entraînement au Tef, on était les jeunes de la réserve et on s’entraînait avec les professionnels. Adrien était tout le temps dans le groupe avec Wissam Ben Yedder. On s’entraîne, on s’entraîne, mais le problème quand t’es jeune, c’est que tu peux rester longtemps sur le côté à rien faire. On va t’appeler pour les dernières minutes et si ton équipe prend l’eau, tu ne prends pas de plaisir. Et donc Adrien, ça lui est arrivé plusieurs fois : il venait faire les entraînements, mais il faisait que des passes et jouer que sur les derniers jeux. Il était un peu frustré. C’est un gros passionné de football. Je l’ai déjà vu regarder des matchs de deuxième, troisième division polonaise et je lui disais "mais qu’est-ce tu regardes ?", mais il est comme ça, c’est un amoureux du ballon rond. Bref, il en avait gros sur le cœur, parce qu’il voulait s’amuser avec tout le monde. Un jour, le coach Casanova lui demande de ramasser le matériel à la fin d’une séance, et Adri a répondu "non, je ne ramasserai pas le matériel. Je viens, je ne m’entraîne pas, et je dois ramasser le matériel ?". Là, les deux se rapprochent, et les deux commencent à s’accrocher, et Thierry Uvenard, son adjoint les séparent. Regattin avait été mis à l’écart un moment, puis quand les deux ont fait la paix, Casanova lui avait dit " t’as de la force quand même, tu m’as surpris !". Les deux en ont rigolé et ça s’est bien terminé. Ils s’aimaient beaucoup, Casanova nous aimait beaucoup."

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