Sadran : "Mon joueur préféré, c'est Cahuzac"

Publié le 24 January 2021 à 11:51 par JB

Après avoir vendu le TFC, Olivier Sadran est resté membre du Conseil d’Administration du club et s’affaire à relever son entreprise, Newrest, qui est toujours partenaire du Tèf. Sadran vient de donner une interview au Figaro. Voici ce qu’il faut en retenir.

Son joueur préféré
Ce n’est pas une idole de jeunesse, mais c’est un des derniers joueurs que j’ai fréquenté. Il s’appelle Cahuzac. Il est aujourd’hui à Lens. Pour moi, c’est un exemple d’abnégation, de courage et de valeurs collectives. Tout ce que devrait représenter le football !

Le monde de l’entreprise vs le monde du football
Les passerelles sont nombreuses : l’animation d’une équipe, les challenges, les coups durs, les remontés que suivent les coups durs, les choix stratégiques. Pour moi, il n’y a jamais eu de différences entre le sport et l’entreprise. Je suis d’ailleurs ravi que beaucoup de sportifs ont aujourd’hui un double cursus, à la fois dans le sport et dans leurs études. Ce qui fait qu’à la fin de leur carrière, ce sont des managers exceptionnels.

Son entreprise Newrest
On a changé énormément notre façon de travailler, en étant un peu contraints. Ça nous permet de nous réinventer. Nous avons quasiment perdu 1,8 milliard de chiffre d’affaires. Nous avons encore des activités solides, comme les bases de vie minières et pétrolières, la restauration collective, le ferroviaire, mais le secteur aérien est très touché. Ça vient quand même valider une culture financière très prudente. Nous n’avions pas de dette avant la crise et nous n’en avons toujours pas aujourd’hui.

Le monde d’après
Les gens ont besoin de voyager. On a besoin de faire attention à notre planète, tout en évitant beaucoup de contre-vérités. L’électrique ? Encore faudrait-il résoudre le problème des batteries, de leur stockage dans le futur et que cette électricité soit fabriquée dans des conditions réellement vertes. Je fais confiance à l’être humain et à la technologie pour progresser. (…) La plus grande erreur serait que les gens soient recentrés sur eux-mêmes. Voyager, c’est découvrir les autres et donc gagner en humilité et en connaissances. Ce qui m’inquiète un petit peu, c’est qu’inconsciemment, les pays occidentaux, de manière inconsciente, se complaisent un petit peu dans ce support économique qui voudrait que l’on vive entre Uber Eats, Netflix et un peu d’aides publiques. Je crois qu’il faut faire attention à tout ça. Les gens ont besoin de s’épanouir et d’aller vers l’autre, et on est en train de se couper de tout ça. Je fais attention à ne pas me transformer en vieux con en disant que le monde d’avant était mieux (sourire).

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