Rennes 4-2 TFC : J'y étais pour vous

Publié le 11 janvier 2018 à 21:41 par Arthur Stroebele

Quelques jours après s’être qualifié en de Coupe de France, Toulouse jouait une partie de sa saison en Bretagne. Direction Rennes et le Roazhon Park pour un 1/4 de finale de Coupe de la Ligue, chère à Pascal Dupraz. L’horaire, mercredi à 18h45, n’est pas idéal pour remplir et chauffer l’enceinte rennaise.

Après une traditionnelle « Galette-Saucisse », je me rends dans les travées du stade, tribune Vilaine. Si la qualification en demi-finale de la compétition est sur toutes les lèvres, une autre attraction attise la curiosité des spectateurs : l’arbitrage vidéo. Autour de moi, certains s’en félicitent pendant que d’autres, bien plus nombreux, redoutent l’envahissement technologique dans le football. Le déroulement de la rencontre les aura (sûrement) fait changer d’avis. Coup d’envoi.

Ce sont les Rouge et Noir qui se procurent la plus belle occasion dans ce début de rencontre : Mubele, lancé seul dans le dos de Steeve Yago, tergiverse et perd son face-à-face contre Alban Lafont (8ème). Les débats s’équilibrent mais, après un centre rennais contré dans la surface, toujours par Yago, Benoît Millot fait appel à la vidéo pour la première fois. L’attente est de courte durée : pas de main, pas de penalty (20ème). Mais dans la continuité de l’action, Khazri, déboule et centre en retrait. Yago, en difficulté et malheureux, pousse le ballon dans ses propres filets (1-0, 21ème). Pourtant, les Toulousains sont plutôt séduisants et, du stade, on sent les hommes de Dupraz capables de faire la différence. Justement, Max-Alain Gradel s’enfonce dans la surface rennaise, dribble, provoque… et s’écroule (24ème) ! Action litigieuse. M. Millot fait appel, logiquement, à l’assistance vidéo. Doigt posé sur l’oreillette, signe de l’écran. Après plusieurs secondes de réflexion, il confirme sa décision de ne pas siffler de penalty. Les Rennais, rassurés, célèbrent cette décision. Malgré mon étonnement, je suppose que les images doivent être formelles… Puis, le déferlement de messages sur mon téléphone me font rapidement comprendre la réalité : Toulouse aurait dû obtenir le penalty. Les joueurs du TFC, lésés, ne baissent pas la tête. L’égalisation d’Issiaga Sylla, après un superbe travail de Gradel côté gauche, vient très justement récompenser leurs efforts (1-1, 40ème). Dommage, néanmoins, qu’ils aient cru qu’une mi-temps ne durait que 40 minutes. Sur l’engagement, Khazri, complètement seul, a eu le temps de pénétrer dans la surface toulousaine, lever la tête, boire un café puis centrer pour Bourigeaud (2-1, 42ème).

A la pause, le constat est clair : dans un match rythmé, Toulouse, intéressant, peut encore remporter ce match. La mi-temps me permet de revisionner l’action du penalty. Sans commentaire, donc.

Le TFC redémarre avec de belles intentions et confisque le ballon : « On va en prendre un, à force ! » s’inquiète un supporter rennais derrière moi. Quelques secondes plus tard, Imbula, sur une sublime frappe qui heurte le poteau de Diallo (60ème), était proche de lui donner raison. C’est finalement Yaya Sanogo, entré quelques minutes auparavant qui remet les deux équipes à égalité en poussant le ballon dans le but rennais, vide (2-2, 63ème). Il reste 30 minutes pour faire la différence et décrocher le ticket pour cette demi-finale ! Les minutes passent et le scénario d’une séance de tirs au but se dessine. Là encore, dommage que les Toulousains se soient arrêtés de jouer avant le coup de sifflet final. Amian concède une faute à l’entrée de la surface : contré par le mur, la balle revient dans les pieds d’Hunou qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans les buts toulousains (3-2, 86ème). Le TFC n’y est plus et, après une relance courte complètement manquée de Lafont, Hunou plante un doublé (93ème, 4-2).

Pascal Dupraz perd son pari d’emmener 25 000 Toulousains en finale. Il rate surtout l’occasion de « montrer qu’il n’y a pas de supporters » dans la ville Rose. Son défi, pourtant. Le TFC a donc perdu beaucoup, à Rennes, au moins autant que la crédibilité de l’arbitrage vidéo.

(photos : StadeRennais.com)

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