Récit d'un supporter lensois : "Diarra est capable de fulgurances et derrière d'envoyer une gifle"

Publié le 31 July 2020 à 14:46 par Samuel Cadène

Maxime Tilliette est un inconditionnel des Sang et Or. Alors que le TFC cherche activement son futur milieu de terrain, la rédaction du site LesViolets.Com vous propose de partir à la découverte de Souleymane Diarra, probable recrue et Lensois entre 2017 et 2019. Interview.

Quel type de joueur est-il ? Plutôt 6 ou 8 ?
"C’est plutôt un 8, mais chez nous, surtout lors de sa première saison, il a joué à pas mal d’endroits. Il a joué devant la défense, il a surtout joué en 8 comme milieu qui se projette et fait des différences, et même parfois ailier droit où il n’était pas spécialement mauvais, même si ce n’est pas son poste de prédilection. Il dispose d’une certaine polyvalence qui peut s’avérer pratique, surtout quand la saison de Ligue 2 devient longue avec les barrages. C’est un joueur qui peut jouer seul devant la défense, mais il n’excelle pas à ce poste. Il est plus porté vers l’avant et en prenant le risque de le mettre 6, vous n’êtes pas à l’abris de quelques errements défensifs…"

Jouait-il beaucoup à Lens ou entrait-il dans la rotation ?
"Sur sa première saison il a beaucoup joué. Lors de la deuxième, il n’est pas parti titulaire parce qu’il y avait une grosse concurrence, mais je constate que paradoxalement, il a plus joué la deuxième saison. Il a eu un rôle et des responsabilités sans toutefois se montrer toujours très régulier. Cette période coïncidait avec le passage où le club a vraiment commencé à mettre des moyens pour pouvoir monter mais malgré tout, sa polyvalence lui a permis de s’extraire de la concurrence."

Quelles sont ses qualités ?
"C’est un joueur qui fait des différences ou plutôt qui peut en faire. Il est capable de fulgurances, de faire une action de classe ou un geste fin, un lob soyeux, et puis juste derrière d’envoyer une gifle ou de dégoupiller parce qu’il a subi un petit croque en jambe et de faire partir en vrille la rencontre. Après, c’est aussi un mec ultra courageux. Il n’a pas le physique le plus impressionnant de Ligue 2, mais il n’a peur de rien et je pense que c’est ça qui lui vaut pas mal de cartons…"

Ses défauts ?
"C’est vrai qu’il a récolté des cartons parfois à outrance. Quand il est arrivé chez nous, il avait déjà sa réputation de biscotteur que l’on a pu constater. En dehors de ça, il demeure encore perfectible. Il a ce côté un peu frustrant car tu sais qu’il est capable de faire des différences, et parfois, tu restes un peu sur ta faim. L’irrégularité le caractérise un peu. Parfois, on sent chez lui une certaine nonchalance et des approximations sur des gestes simples comme une passe ou un contrôle. D’un côté, il ne jouerait pas à Gaziantep s’il était parfait…"

Penses-tu qu’il pourrait réussir au TFC ?
"Je pense qu’il lui manque un déclic. Si tu le mets dans vos conditions à Toulouse, avec un entraîneur qui lui fait pleinement confiance, qui lui fait sentir qu’il a un vrai rôle et qu’il enchaîne les matches en prenant de la confiance, ça ne peut être que du bonus. Après, ce n’est pas lui qui fera réussir Toulouse à lui tout seul. Ce n’est pas un Max-Alain Gradel qui peut porter Toulouse à bout de bras."

Si le transfert venait à aboutir, la liste des joueurs passés par Toulouse et Lens s’agrandirait encore…
"Je constate que le rapport de force s’est inversé surtout ! Je suis désolé mais c’est ce qui fait plaisir parce que d’habitude, c’était nous qui venions chercher chez vous pour essayer de remonter, et là c’est l’inverse."

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