Olivier Sadran : "Je serai ravi de trouver quelqu'un capable de reprendre le club"

Publié le 07 janvier 2020 à 19:00 par JB

Les rumeurs allaient bon train ces dernières semaines, c'est désormais clair, le TFC est en vente. Olivier Sadran l'a confirmé lors de sa conférence de presse.

Avez-vous encore envie de rester président du TFC ?
"Je suis l’actionnaire principal, donc j’assumerai des déficits majeurs, oui. Est-ce que j'aime ce club ? Oui ! Est-ce que j'ai la volonté, le temps et l’ambition de venir tous les matins au Stadium ? Non ! D’autant que si je faisais ça, j’aurai du mal à assumer la partie économique (qui est permise par Newrest, ndlr). Est-ce que j’ai la volonté de modifier un certain nombre de choses ? Oui, on le fera rapidement dans les six mois à venir, mais ce n’est pas le jour pour étaler ça."

Êtes-vous lassé ?
"Oui, ça m’arrive de me dire : “Fais chier”. Oui, ça m’arrive de me dire que j’aurais vraiment autre chose à faire. Personnellement, j’ai plutôt du recul et je me remets en cause. Je n’ai pas pris les bonnes décisions et dans ce que je peux entendre, il y a des choses qui sont justes. Oui, des décisions n’ont pas été prises, des gens ont été en poste trop longtemps. On ne se retrouve pas là par hasard. Après, on ne lâche pas la barre d’un bateau à la dérive. Et légalement, je ne peux pas le faire. Il y a 150 personnes derrière qui n’ont pas tous des salaires de footballeur. Il y a des échecs à analyser et on peut trouver des supports d’actionnaires extérieurs. Si le club appartenait à des socios comme en Espagne, vous pouvez démissionner et je l’aurais sans doute fait. Mais ce n’est pas le cas."

Votre passion pour le foot est-elle moins grande ?
"Je suis sur d’autres sports, comme l’équitation et la voile, ce sont des beaux sports et de belles aventures humaines. Tout ça ne nuit pas au TFC, car ça ne me prend pas du temps. J’espère que nous retrouverons la flamme du sport à Toulouse, le goût de la victoire, très loin de la violence. J’ai très honte de ce qu’on produit. J’en ai l’entière responsabilité. Si nous en sommes là, c’est que nous avons commis des erreurs."

Allez-vous mettre en vente le club ?
"Je serai ravi de trouver quelqu’un capable de reprendre le club à 100% ou d’en partager la stratégie, le risque économique et les plaisirs de victoire avec moi. Je n’ai pas de problème avec ça. Je ne remplis pas le rôle opérationnel, mais lui pourrait le faire. On ne l’a jamais mis sur la table directement, mais j’ai souvent eu des appels et vu des gens, mais jamais rien de très sérieux.
Je comprends les “Sadran démission”. Mais nous ne sommes pas un parti politique, ni un club de socios. Vous ne pouvez pas démissionner de votre propre responsabilité. Sinon, ça implique un dépôt de bilan.
Je suis touché et attristé par l’état du club. Je suis touché par la tournure des événements, par contre, mon rôle, c’est de de les assumer et de trouver des solutions, y compris par un actionnaire tiers. Je n’ai pas de problème là-dessus. Je défends les intérêts du club, que ce soit face à la mairie ou avec les agents. Dans le passé, nous étions connus pour être un club avec un petit budget, mais qui se faisait respecter sur le terrain et en-dehors. Aujourd’hui, nous sommes un club avec un petit budget, avec un gros déficit et qui ne se fait plus respecter sur le terrain. Ça me gêne beaucoup."

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