Nantes 2-1 TFC : Lanterne rouge à l'agonie

Publié le 03 décembre 2019 à 00:00 par Pierre Pambrun

À la Beaujoire, le micro kop toulousain trompe l'ambiance de mort consécutive à la fermeture de la Tribune Loire.

Sur le terrain, pas grand-chose à se mettre sous la dent jusqu'au quart d'heure où Nantes s'impose sur le côté d'Amian, centre dans la surface, Reynet se détend au sol, mais ne capte pas, il repousse du poing plein axe. Un Canari en profite, pousse le cuir vers la cage vide... Et Sylla sauve les siens ! Ouf... Les locaux dominent nettement et sont ensuite aidés par l'arbitre. M. Batta expulse Koné, très actif dans le harcèlement, mais qui hérite d'un second carton jaune, imaginaire, car il y avait genou contre genou. Il faut attendre la demi-heure pour observer notre première tentative, par Koulouris. De loin, il cadre sans tromper Lafont. Réaction éphémère, car les Nantais poussent à nouveau, avec Bamba à la conclusion par une frappe qui oblige Reynet à se détendre. On se dit que le « zéro-zéro » à la pause sera bien payé. Malheureusement, sur un énième temps fort nantais, Rogel renvoie plein axe, le ballon ricoche avant de trouver la main de Sylla. Penalty. But. 1-0.

Mi-temps. Le score ne souffre d'aucune contestation et pourrait être plus salé ! En effet, le Téfécé, inexistant offensivement, vite en danger derrière et battu au milieu, ne mérite pas mieux.

Après la reprise, on prend les mêmes et on recommence. Reynet repousse tout d'abord une lourde frappe à ras de terre. Malheureusement, il reste collé, au contraire du marquage d'Isimat-Mirin, sur la flèche suivante où Blas double la marque. 2-0. Gradel réagit avec magnifique coup franc... sur la transversale ! Dans la foulée, une frappe toulousaine trouve Lafont. Il aura fallu attendre près d'une heure pour voir un ersatz de révolte. Que dis-je, pas mieux qu'un spasme, car les contres des locaux font encore mal et Bamba manque le troisième d'un cheveu, à ras du poteau. À l'approche de la 80ème, où Gradel sort en sprint (il fallait brûler le carburant avant, Max !), remplacé par Makengo, on n'a vu guère mieux. Cependant, l'équipe semble se remettre tactiquement à l'endroit, la pression adverse baissant d'un cran et les entrées de Leya Iseka et Dossevi apportant un peu de perspective. Sans fond de jeu ni feu dans les jambes, ça ne sert à rien. Les Jaunes et Verts allument une nouvelle mèche et se voient refuser le 3-0 sur un hors-jeu d'un poil de fesses. Seul Violet (en blanc aujourd'hui) avec du gaz, Boisgard sauve ensuite les siens d'un retour de 75 mètres pour faire le job de ses défenseurs. Le penalty de la dernière seconde, obtenu par Sangaré et transformé par Aaron à la 97ème ne change rien au fond et à la fin de l'histoire. 2-1, score final, zéro point ni bonnes choses pour le Téfécé.

Quand papa Pallois bouffe bébé Sangaré, quand Gradel ne propose que des demis matchs (au mieux), quand Saïd ne montre toujours rien, quand Amian n'est que l'ombre de lui-même, quand Reynet ne capte rien (au sens propre), quand Rogel a plus de lacunes qu'un junior, quand Isimat-Mirin a toujours une part de responsabilité, quand on est dernier et qu'on le mérite, alors Monsieur Kombouaré, ne laissez pas cette équipe déjà bout de souffle crever la gueule ouverte, en apoplexie. Donnez-lui de l'air, de l'O2 à forte dose, en intraveineuse : sortez les pensionnaires de l'EHPAD TFC et faites entrer la jeune garde, au grand complet ! Ou bien, laissez la place à Zanko, il s'en chargera... et donnera les clés à Boisgard, seul au niveau.

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