Mercato, effectif, masse salariale, Damien Comolli dévoile les coulisses de la data au TFC

Publié le 18 mai 2022 à 19:54 par JB

Avant, le TFC était un bunker qui échouait régulièrement dans son recrutement. Aujourd'hui, le TFC communique, s'ouvre et reçoit les félicitations pour ses trouvailles comme Branco van den Boomen, Rhys Healey, Stijn Spierings ou encore Mikkel Desler. Dans son podcast dédié au Scouting, RMC a invité Damien Comolli qui dévoile les coulisses de son utilisation de la data. Voici les propos du président toulousain.

L'aide de la data au TFC
"On travaille avec une société aux Etats-Unis qui s'appelle Zelus et qui travaille dans le basket, le baseball, la NFL et le cricket. RedBird a investi dans cette entreprise. Nous prenons toutes nos décisions avec l'aide de la data et des statistiques, que ce soit dans le recrutement ou notre style de jeu. La data nous aide à affiner notre style de jeu sur coup de pied arrêté par exemple. On analyse nos adversaires, notre équipe, nos joueurs individuellement. On fait une analyse stratégique pour savoir comment on doit aborder notre saison avec notre responsable stratégie Selinay Gürgenç et notre responsable data Julien Demeaux. Ils font un travail énorme de projection, ce sont les cerveaux derrière la machine."

La data pour le sportif... et l'argent
"On utilise la data pour optimiser notre masse salariale de la saison prochaine. Elle sera bien inférieure à tous les autres clubs. Ils ont passé des mois pour savoir comment on répartie notre masse salariale, sur quel joueur et quel est le nombre optimal de joueurs que l'on doit avoir. Combien on paye ces joueurs ? Quels profils faut-il ? Comment faut-il répartir l'argent et notre budget transferts ? Qu'est-ce qu'il faut pour rester en L1 ? Ils ont analysé les 34 dernières équipes qui sont directement montées. On a tout analysé, tout décortiqué."

La data pour le recrutement
"On couvre à peu près 70 championnats dans le monde de premier et deuxième niveau. Il y a même des pays où on regarde le troisième et le quatrième niveau comme en Angleterre. En France, on descend jusqu'en National. Cela nous permet de faire le recrutement que l'on a fait sur les deux dernières années."

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