Mercato, détenteur d'obligations, retour de son fils au club, quel est le rôle de Rachedi au TFC ?

Publié le 29 mai 2020 à 15:30 par JB

Aujourd’hui, selon l’organigramme officiel, Ali Rachedi fait partie de la cellule de recrutement du TFC en compagnie de Dominique Arribagé et Jean-Joël Perrier-Doumbé. S’il n’est plus au quotidien dans les bureaux du Stadium, Rachedi fonctionne “à la mission”, pour dénicher tel ou tel profil de joueur désiré par l’entraîneur. L’été dernier, il était allé négocier la venue de Vedat Muriqi en Turquie, avant de finalement se tourner vers Efthymios Koulouris.

En 2018, Rachedi avait également oeuvré pour le retour d’Alain Casanova. Chaque année, il participe aux assemblées générales ordinaires du club afin de valider les comptes du club puisqu’il est toujours un des trois directeurs généraux délégués de Toulouse Loisirs, la holding détenue par Olivier Sadran qui possède 83,92% du capital du TFC.

Le 21 décembre dernier s’est d’ailleurs tenu la dernière assemblée générale en date du TFC afin de valider les comptes de l'exercice clos le 30 juin 2019. Outre la présence légitime d'Olivier Sadran, Ali Rachedi était donc également de la réunion, en tant que "représentant de la masse des obligataires”. Derrière ce nom, se cachent tous les détenteurs d'une obligation qui est un titre de créance détenu sur la société. Cela permet aux sociétés de se financer sans passer forcément par des établissements bancaires.

En 2015, le Tèf a émis 223 obligations à bons de souscriptions d'actions d'une valeur nominale de 4 710 euros soit un emprunt obligataire de 1 115 000 euros (la valeur de remboursement étant de 5 000 euros) à un taux de 7 % (taux plutôt élevé) sur 5 ans. Chacune sera donc remboursée 5 000 euros dans les prochains mois, sauf si les bons de souscriptions d'actions sont exercés d'ici au 2 juin (c'est une possibilité, ce n'est pas obligatoire). Car c'est une des particularités, l'obligation peut amener à prendre des parts du capital du Toulouse FC. Ali Rachedi a donc prêté de l'argent au TFC et pourrait prétendre à obtenir des actions du club. C'est à ce titre et en représentant de tous les détenteurs de ces obligations qu'il siège donc aux assemblées générales, sans droit de vote.

Preuve de la grande influence de Rachedi au sein du club, son fils, Karim Rachedi, est également revenu au TFC l’été dernier dans un rôle de recruteur pour le centre de formation. Les supporters, qui ne portent pas Ali Rachedi dans leur coeur - c’est peu de le dire - seront forcément attentifs à son éventuel futur rôle avec les nouveaux propriétaires du club.

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