Ménès réagit à la polémique : "Je n'aime pas les supporters qui outrepassent leurs droits"

Publié le 25 novembre 2019 à 22:44 par JB

Dimanche soir, en direct dans le Canal Football Club, Pierre Ménès a créé la polémique en s’insurgeant de la discussion improvisée entre les Indians et les coéquipiers de Baptiste Reynet après la défaite face à l’OM (0-2): “Pourquoi les joueurs y vont surtout dans ce stade de mort où il y a trois spectateurs qui se battent en duel ?”.

Ce lundi, les critiques ont été vives et nombreuses sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée ce soir, Ménès a justifié ses propos : “Toulouse a joué dans un Stadium acquis à la cause de l’OM, en infériorité numérique au bout de 40 minutes de jeu. Ils se sont battus jusqu’au bout. Ils ont cédé sur le plan physique en fin de match contre un adversaire qui est plus fort qu’eux. Et qu’à la fin, les supporters viennent leur demander des comptes, je ne comprends pas…
Je revois les images et le mec qui leur parle, moi je serais joueur, je n’aimerais pas que l’on me parle sur ce ton et qu’on m’invective comme cela. Je n’aime pas de toutes les façons ces supporters qui, quelque part, outrepassent leurs droits en venant demander des comptes aux joueurs sur le terrain. Je veux bien qu’il y ait 500, 600, 1000 passionnés à Toulouse. Mais il faut aussi comprendre les joueurs qui jouent généralement dans l’indifférence générale dans un stade de plus de 30 000 places qui est, dans le meilleur des cas, à moitié rempli.
J’ai trouvé ça choquant parce que j’estime que dimanche soir, les Toulousains, compte tenu des circonstances et de l’abominable faute de Moreira, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Ils ont résisté le plus qu’ils ont pu à Marseille. Et je ne suis pas certain que les prendre à parti comme ça en fin de match ne soit pas tout sauf contre-productif.
Il n’y a jamais d’ambiance au Stadium. Quand il y en a, c’est pour l’adversaire. Ça ne doit pas être très rigolo de jouer à Toulouse. Et moi, si j’étais joueur et que les supporters me convoquent à la fin du match, bah je rentrerais au vestiaire.

Nos derniers articles