Les raisons qui ont poussé Quentin Boisgard à quitter le TFC

Publié le 02 juillet 2020 à 10:30 par JB

Voilà, c’est fini. Il y a encore quelques semaines, il semblait acquis que Quentin Boisgard allait devenir le nouveau maître à jouer du TFC en Ligue 2. Il poursuivra finalement sa carrière à Lorient. Un transfert qui va rapporter 2 millions d’euros au Tèf, mais qui divise les supporters. La rédaction du site LesViolets.Com vous explique le choix du joueur.

Une cassure fin août 2018

Après avoir été lancé en Ligue 1 sous Pascal Dupraz, Quentin Boisgard vit une séparation difficile avec le Tèf, son club de toujours depuis ses neuf ans. Lors de l’été 2018, un prêt en Ligue 2 est à l’étude entre fin juin et début juillet. Le Gazélec Ajaccio, entre autres, est disposé à l’accueillir. Alain Casanova décide alors de le retenir et souhaite compter sur lui… avant de se raviser une semaine avant la fin du mercato. Boisgard est prié de partir dans les toutes dernières heures du mois d’août et accepte mal cette décision, au point, par exemple, de ne pas participer à la soirée des abonnés. Il trouve un point de chute en National 1, à Pau.

Un départ acté… puis annulé

Durant un an, Boisgard s’est éclaté à Pau en inscrivant 7 buts et en délivrant 9 passes décisives. Pourtant, Toulouse décide de ne pas le conserver, au point de vouloir le libérer gratuitement… avant qu’Alain Casanova ne revienne encore sur sa décision et de le faire prolonger jusqu’en 2022 : “J'assume totalement que ça a été de ma faute, que c'était un peu flou au départ, même si on a effectué un grand suivi, car Pantxi Sirieix a été à tous ses matchs à Pau. J'ai également regardé tous ses matchs en vidéo. Puis au bout d'un certain temps, on s'est dit qu'il a eu un certain courage et la responsabilité de partir en prêt, il a été décisif avec des buts et des passes. Je ne peux pas prendre le risque de faire l'erreur de lui enlever l'opportunité de revenir. J'ai donc pris mon téléphone et je lui ai dit que je voulais vraiment qu'il revienne. Au départ, il n'a pas très bien compris ma démarche, car c'était un peu une remise en question” avait confié l’ancien entraîneur du Tèf.

Un temps de jeu moyen et baladé à tous les postes

Lors des matchs amicaux de l’été 2019, Boisgard évolue dans le couloir gauche et se montre à son avantage profitant des vacances décalées de Gradel, qui avait participé à la CAN. Mais dès le retour de l’Ivoirien, pourtant à court physiquement, Boisgard est envoyé sur le banc dès la première journée à Brest (1-1). Et malgré de bonnes entrées en jeu, Quentin ne compte que deux titularisations après 10 journées. Antoine Kombouaré et Denis Zanko le feront jouer plus régulièrement, mais une rencontre l’agace particulièrement : le 4 décembre, face à Monaco, il est utilisé au poste… de piston droit.

De retour en Ligue 1

Selon le classement du site LesViolets.Com, Boisgard a été élu “Meilleur Toulousain de la saison”, devant Baptiste Reynet et Bafodé Diakité. Toulouse descend en Ligue 2, et plusieurs formations de l’élite s’intéressent à son profil. C’est finalement Lorient qui se montrera le plus convainquant. En Bretagne, il retrouvera Jean-Marie Stephanopoli, qu’il a connu en U19 au Tèf, et qui officie désormais en tant qu’adjoint de Christophe Pélissier.

Indirectement, le TFC paye encore aujourd’hui le choix d’Olivier Sadran d’avoir opté pour Casanova plutôt que Pélissier en juin 2018. Boisgard, lui, décide de quitter son club de cœur qui l’a froissé. Dans sa position, qui ne choisirait pas d’évoluer en Ligue 1 plutôt que de rester en Ligue 2 dans un projet encore flou ? Son départ peut paraître surprenant, voire décevant, mais Damien Comolli et Patrice Garande ont compris que conserver un élément voulant à tout prix partir n’est pas forcément la meilleure des solutions. Souhaitons à Quentin - qui a toujours tout donné sur le terrain - une belle nouvelle aventure sous le maillot des Merlus et, surtout, à la nouvelle direction du TFC de rapidement recruter.

Nos derniers articles