Le TFC, ce cloître

Publié le 08 mars 2019 à 10:05 par JB

Les critiques autour du TFC sont nombreuses : des résultats aux boulettes de Reynet, en passant par les choix de Casanova et les ambitions de Sadran. Une autre demande des supporters n’est absolument pas prise en considération par la direction du club, et ce depuis des années : COMMUNIQUER.

Les Indians l’ont, d’ailleurs, souligné dans leur dernière sortie publique : “Après une énième déroute humiliante pour notre club le week-end dernier, les dirigeants semblent vouloir continuer sur leur lancée, c’est-à-dire ne rien faire et ne rien communiquer.

La définition de “communiquer” du Larousse est claire : “Faire passer quelque chose, le transmettre à quelque chose d’autre.” Soyons précis. Olivier Sadran s’autorise une à deux interviews par an. Est-ce assez ? Non.
Son directeur général, qui est au club au quotidien, Jean-François Soucasse, est inexistant sur le plan médiatique. Même lorsque le quotidien L’Equipe le contacte pour connaître sa position sur la mise à l’écart de François Moubandje, c’est une fin de non-recevoir.
Et nous n’évoquerons même pas Alain Casanova, qui enchaîne les conférences de presse aseptisées.

Aujourd’hui, le TFC est absent. Les supporters ne savent pas ce qu’il se passe au sein du club (et qui pourrait être rendu public, il en va de soi). Et les journalistes, parfois en froid avec la direction, tournent le dos au Tèf.

Des décisions ahurissantes sont prises. Pêle-mêle : attendre plusieurs semaines pour annoncer la signature officielle de Casanova (signée début juin, révélée fin juin, pourquoi ?!), ne jamais annoncer plusieurs signatures de contrats professionnels (notamment pour Stéphane Zobo ; à quoi bon ?!), le coup du partenariat avec Manchester City avorté… À l’heure des réseaux sociaux et de l’information en temps réel, cela paraît inconcevable.

Sans tomber dans la surmédiatisation dont a été victime Pascal Dupraz (mais qui a malgré tout fait exister le TFC), des solutions simples pourraient être mises en place.
Laisser les entraînements ouverts au public est un bon premier point.
Renouer le dialogue avec tous les supporters, via les associations, ou même sous forme de réunions publiques. En les écoutant, vraiment, et en recueillant leurs propositions.
Diffuser un bilan mensuel ou trimestriel des actions du club (projet sportif, dates importantes, évolutions de certains dossiers comme le partenariat, des travaux autour du centre d’entraînement ou sur les pelouses, arrivées et départs importants dans les bureaux et dans le staff…).
Apparition régulière d’Olivier Sadran ou de Jean-François Soucasse devant les médias pour évoquer l’actualité du club et répondre aux questions des journalistes. Les supporters seraient ravis d’entendre (enfin) la voix d’un des deux dirigeants de leur club préféré s’exprimer sur le site LesViolets.Com.

Aujourd’hui, le Téfécé ressemble à une forteresse impénétrable, gardée par une bande de copains, et dont personne ne sait vraiment ce qu’il s’y passe. Soit ils vont devoir partir, soit ils vont devoir s’ouvrir. Car le peuple violet aime le terroir, la proximité et réclame de la transparence. Souvenez-vous de la génération Pitchouns, l’époque où il était possible de manger sur la pelouse du Stadium en fin de saison, où Olivier Sadran vibrait pour ce maillot et où les joueurs écrivaient une fabuleuse histoire en harmonie avec les supporters. C’était ça, le véritable air de famille.

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