La victoire contre Sochaux, le penalty non-sifflé, la performance de Healey, l'ambiance du Stadium, l'interview de Montanier

Publié le 20 novembre 2021 à 20:33 par JB

Après TFC - Sochaux (4-1), Philippe Montanier a répondu aux journalistes présents lors de la traditionnelle conférence de presse. Interview.

Philippe, quelle est votre réaction après ce succès ?
Sochaux est une belle équipe, une des meilleures de Ligue 2, et on en a eu la confirmation ce samedi. Ça a été difficile. Mais en deuxième mi-temps, on a pris le dessus et on a été un peu plus incisifs offensivement en jouant un peu plus vers l’avant. On a fait preuve d’efficacité offensive. C’est ce qui a manqué sur les deux derniers matchs. Au niveau des statistiques, on a à peu près le même nombre de tirs et de tirs cadrés que contre Quevilly (0-0), sauf que là, on a été un peu plus adroits et avec un peu plus de réussite aussi. Ça fait partie du jeu.

Un des tournants du match a aussi été ce penalty non-sifflé pour Sochaux après votre ouverture du score…
Ça fait du bien, car contre le Paris FC, on a écopé d’un penalty qui n’y était pas. À Dijon, pareil, avec une main à l’extérieur de la surface. Au Havre, il y avait une main aussi dans la surface et on n’avait pas sifflé un penalty pour nous. Enfin, contre Guingamp, une faute dans la surface sur Ado Onaiwu n’avait pas été sanctionnée. Finalement, on est content que ça commence à s’équilibrer un petit peu, mais c’est vrai que c’est un moment important. On m’a dit que Bafo avait la main décollée.

Désormais, Toulouse est un solide leader.
Il fallait quand même gagner, car cela faisait plusieurs matchs qu’on n’y parvenait pas, même si c’était important de ne pas perdre. Chaque point est précieux. On voit bien que pour conforter cette place de leader, qui n’est pas simple à garder, il faut des victoires. Sochaux est un concurrent direct et fait un super championnat. On a bien vu qu’on avait mis Auxerre à 7 points après notre victoire, et ils sont revenus à un ou deux points. Finalement, la qualité de nos adversaires nous oblige à avancer. C’est un tout petit matelas que l’on a, on ne doit pas s’endormir.

Que dire de la performance de Rhys Healey ?
Il y a des jours où ça sourit. Il n’a pas fait n’importe quoi. Tout ce qu’il a fait, c’était bien réfléchi et surtout bien exécuté. Il a été moins en réussite contre Quevilly. Mais il confirme tout son potentiel et c’est une bonne chose pour lui et nous. Le gros avantage qu’il a, c’est qu’il est très complet. Il fait les appels, il est adroit, il est bon de la tête, hors de la surface et dans la surface. Dos au but aussi, il est efficace, il avait marqué un but comme ça contre le Paris FC. Sa panoplie est complète, il est en confiance. En plus, c’est quelqu’un de généreux, notamment dans le pressing. Pourvu que ça dure ! Il faudra forcément confirmer toute la saison, mais il est très réceptif pour travailler et progresser.

Pouvez-vous nous expliquer les positionnements de Brecht Dejaegere et Steve Mvoue en début de rencontre et pourquoi avoir changé à la pause ?
Brecht était vraiment là pour agresser et harceler l’adversaire, à l’image du premier but qu’on marque d’ailleurs. Je trouvais qu’on manquait par contre d’un peu de jeu vers l’avant et de profondeur. Il nous fallait vraiment avoir trois attaquants de pointe en deuxième période. Mais le petit Steve a vraiment fait une bonne mi-temps. Il y a eu deux axes différents entre la première et la deuxième période. Je dispose d’un banc de qualité qui permet de basculer de schéma, notamment sur la fin où nous étions à 5 derrière quand Sochaux était en 4-2-4.

Nathan Ngoumou a également affiché une belle forme et a été décisif en seconde période…
Nathan progresse de semaine en semaine. Je pense aussi que sa sélection avec l’équipe de France Espoirs a été un vrai coup de booster, une vraie reconnaissance puisque c’était le seul joueur de Ligue 2 appelé. Il a cotoyé des joueurs comme Camavinga qui jouent l’Europe. Ça lui a fait un bien fou d’être avec Sylvain Ripoll en sélection. Il continue de performer avec nous et d’être régulier, c’est ce qui lui manquait un peu au début. Ça devient un élément essentiel de l’attaque.

Comment avez-vous apprécié l’ambiance ce samedi après-midi au Stadium ?
C’est le gâteau sur la cerise. On savait qu’il y aurait 15 000 supporters et qu’il fallait gagner à tout prix, tout en montrant beaucoup de générosité, de solidarité et de jeu vers l’avant. Notre public aime ça. On a pu voir une vraie communion entre les joueurs et les supporters. On fait ce métier pour ça.

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