La théorie du "tous pourris" ?

Publié le 09 octobre 2019 à 00:00 par JB

Après seulement 9 journées, le TFC est déjà barragiste. Malgré un recrutement jugé qualitatif, les joueurs, tous irréguliers, en sont les premiers responsables. Alain Casanova ne tiendra pas non plus éternellement tant il est haï des supporters de par ses résultats épouvantables.

Au début des années 2010, le Tèf voyait ses saisons se terminer en février, une fois le maintien acquis paisiblement. Depuis 5 ans, le club lutte désormais pour sa survie jusque dans les dernières secondes. Joueurs et entraîneurs se sont succédé durant cette période. Un seul dénominateur commun : les dirigeants.

Olivier Sadran, à la base du projet en 2001 et véritable businessman, aime-t-il toujours autant le club ? A-t-il vraiment envie de le voir performer au plus haut niveau ? Ne devrait-il pas annoncer publiquement son envie de le vendre ?
Son bras droit, Jean-François Soucasse a-t-il les épaules pour mener seul la barque TFC ? Le président délégué est quasi inexistant dans les médias et sa cote de popularité auprès des supporters frôle le ridicule.
Comment se fait-il qu’Ali Rachedi ait encore autant de pouvoir ? Son rôle dans le retour d’Alain Casanova a été majeur. A priori, avoir déniché Johan Elmander en 2006 lui octroie le droit de rester ad vitam aeternam dans l’organigramme, malgré des dizaines d’autres échecs.
Dominique Arribagé peut-il encore assumer son rôle de directeur du recrutement, lui qui a failli envoyer le Tèf en Ligue 2 et dont les qualités pour ce poste sont remises en doutes par de nombreux professionnels du métier ?

Les supporters sont excédés par les hommes qui dirigent leur club de coeur. L’absence de transparence depuis des années est totale et, pire, le manque de respect envers le peuple violet est de plus en plus grand. On repense aux événements après TFC - Lille, à l’histoire des fumigènes ou même de la récente polémique sur les tacos.

Le constat est accablant et fait mal. Changer d’entraîneur pourrait mettre un pansement sur une plaie béante. À l’image de ce qu’a fait Pascal Dupraz, le nouveau coach permettra probablement au Tèf de se maintenir en Ligue 1 cette saison grâce à des joueurs capables de marquer à tout moment comme Gradel, Koulouris ou encore Saïd. Mais Sadran paye aujourd’hui les investissements et les idées qu’il aurait dû déployer il y a 10 ans pour faire du Toulouse Football Club une place forte du foot en France.

Le Stadium se vide. Le budget stagne. Le centre d’entraînement n’est pas au niveau de la Ligue 1. La cellule de recrutement est probablement la moins performante de l’élite française. Le manque d’ambition et de professionnalisme paralyse tous les aspects du club, y compris les joueurs les plus talentueux et expérimentés. Olivier Sadran n’a pas envie de tout bouleverser et de liquider ses amis, sinon il l’aurait fait depuis belle lurette. À cause d’eux, TFC sombre dans la médiocrité. Courage amis supporters, quand ils seront (enfin) partis (ou virés), nous, nous serons toujours là pour ce maillot violet !

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