L'interview d'Alexis Blin avant TFC - Amiens : "Je dois tout à Toulouse" (partie 1/3)

Publié le 07 novembre 2018 à 19:15 par JB

Samedi, le TFC recevra Amiens à 20h00 au Stadium. L'occasion de croiser Alexis Blin, prêté avec option d'achat au club picard. Le site LesViolets.Com vous propose une interview du milieu de terrain. Voici la première partie.

Comment se déroulent tes premières semaines à Amiens ?
Alexis Blin : "Je suis bien installé. J’ai trouvé une maison avec ma copine. J’ai bien été intégré au groupe. Tous les feux sont au vert. Je me suis juste blessé lors de mon tout premier match. J’ai payé mon manque de rythme et l’adrénaline du transfert. Aujourd'hui, je suis bien revenu, je me sens en forme."

Quel est ton statut en Picardie ?
"Je dois encore faire mes preuves. Je suis venu ici dans l’espoir de jouer beaucoup de matchs. Je viens d’enchaîner deux titularisations. Je me sens bien physiquement. J’ai beaucoup moins joué durant la deuxième partie de la saison dernière au TFC. Ma préparation a été difficile aussi. Je retrouve petit à petit le rythme."

Comment expliques-tu qu'Amiens se retrouve déjà dans la zone rouge ?
"Nos résultats actuels ne sont pas logiques. Lors de notre dernier match à domicile, contre Nantes, on domine outrageusement la première mi-temps, et ils ont marqué sur un coup du sort (défaite 1-2). Le week-end dernier, à Nice (1-0), c’est le même constat. Pendant 20 minutes, on a fait un super début de match. Ils ne réussissaient pas à sortir et marquent finalement contre le cours du jeu. Derrière, on a eu du mal… Comptablement, c’est difficile, mais dans le contenu, c’est cohérent. Désormais, il va falloir engranger des points."

L'effectif amiénois a beaucoup changé par rapport à la saison dernière. Est-ce une difficulté ?
"On a un effectif très cosmopolite, mais on s’en sort, car plusieurs joueurs savent parler différentes langues. Le coach a une philosophie ambitieuse. Il nous demande de jouer, d’être efficace, de ne pas concéder beaucoup d’occasions. On est capable de faire de bonnes performances, en alternant jeu direct et possession de balle. Regardez Montpellier, ils sont deuxièmes et ils arrivent à être ultra-efficaces défensivement et offensivement. Ils sont solides et marquent dans leurs temps forts. C’est la clé en Ligue 1."

Quels sont les trois joueurs qui t'impressionnent le plus ?
"Amiens est une équipe complète, avec des profils différents. Ganso est un super joueur. Bodmer est techniquement au-dessus de la moyenne. Saman Ghoddos parvient à faire des différences sur les coups de pied arrêtés et en frappant de loin. Désormais, il faut évacuer les deux dernières défaites et penser à prendre des points à Toulouse."

Amiens et le TFC, est-ce deux mondes à part ?
"Je ne vois pas beaucoup de différences avec Toulouse. Ici, il y a de bons terrains pour s’entraîner, un vestiaire complet, un bon staff. Je me sens vraiment épanoui. Il ne manque aujourd’hui que les résultats."

Que représente pour toi ce retour au Stadium ?
"C’est évidemment spécial. Le TFC est le club qui m’a lancé en Ligue 1. Je dois tout à Toulouse. Je vais faire abstraction de tout ça et, si je joue, je me devrais de faire le meilleur match possible en faveur d’Amiens. Je ne ferai pas attention au contexte."

Avec qui as-tu encore des contacts au TFC ?
"Plus le match va avancer, plus on va se chambrer par messages (sourire). J’ai encore certains joueurs régulièrement au téléphone, notamment Yann Bodiger, Corentin Jean et Steeve Yago. On se tient au courant de nos évolutions. Ce sera un plaisir de les revoir samedi. Je m’entendais bien avec tout le monde au TFC, des plus anciens comme Cahuzac aux plus jeunes. Sincèrement, je n’étais pas quelqu’un de chiant (rires). Je garde un œil attentif aux résultats du TFC, car des amis y jouent encore. Mais désormais, je suis focalisé sur Amiens. Le plus important, c’est le maintien d’Amiens."

Rendez-vous ce jeudi sur LesViolets.Com pour la seconde partie, consacrée à son attachement et ses souvenirs au TFC.

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