Kombouaré : "On est catastrophique, mais nos concurrents ne creusent pas l'écart"

Publié le 08 décembre 2019 à 11:59 par JB

Après Strasbourg - TFC (3-1), voici la conférence de presse d’Antoine Kombouaré.

Antoine, quelle est votre première réaction ?
On est en colère, car on ne fait pas ce qu'il faut pour obtenir un bon score. Ce que j'ai résumé auprès des joueurs, c'est que c'est inacceptable de défendre comme on l'a fait ce soir. On ouvre le score très vite, mais on n'est pas capables de garder le 1-0. On a mal géré les tournants de cette rencontre.
À la mi-temps, on voulait garder le 2-1 le plus longtemps possible. Deux minutes après la reprise, ça fait 3-1... Ce sont les lacunes de tout le monde : du repli défensif, des duels perdus de nos attaquants jusqu'à la récupération du ballon plus bas.

On vous sent agacé…
Au-delà de la colère, il y a la honte. Je ne suis pas content de mon propre boulot. Je n'arrive pas à trouver en ce moment les solutions. Il nous reste deux matchs de championnat pour essayer d'arrêter l'hémorragie. Il reste encore beaucoup de leviers, et ils existent, j'en suis certain. On ne lâche jamais, car on n'est pas loin. On peut même se trouver chanceux quand on regarde les résultats de nos adversaires directs.

Malgré tout, le TFC a été dangereux offensivement !
C’est dans notre ADN avec l’effectif que j’ai aujourd’hui, je sais qu’on a les moyens de poser des problèmes à l’adversaire, de jouer, de marquer des buts. Vous imaginez qu’on est dernier en marquant deux buts à l’extérieur. Mais tu ne peux pas gagner des matchs si à chaque fois, tu dois en marquer cinq, parce que tu en encaisses quatre comme celle-ci. Il y a des lacunes techniques et tactiques. Ça va aussi avec le manque de confiance qu’on a et l’état d’esprit. Quand vous prenez quatre buts dans un match, c’est qu’il a manqué beaucoup de choses.

Un mot sur votre défense ?
On espère récupérer des défenseurs rapidement, parce qu'on multiplie les matchs sans pouvoir souffler. Que ce soit Rogel, Isimat-Mirin, Amian et Sylla, ils enchaînent, ils s’accrochent, mais c’est dur, car on est friables. Je connais maintenant suffisamment ces garçons. Lundi, on va revenir à l’entraînement et ça va bosser. On a qu’une envie : penser à la réception de Reims et se faire un cadeau de Noël avec un bon résultat, enfin.

Comment jugez-vous la situation comptable du TFC ?
On est catastrophique, mais il reste beaucoup de points à prendre et des adversaires à portée de fusil. Les concurrents ne font pas ce qu’il faut pour creuser l’écart. On n’est pas loin. Il faut juste faire le dos rond, continuer à travailler pour trouver des solutions et ne jamais lâcher. On a ce sentiment de honte qui nous gagne en étant dernier, mais on a la chance tous les matins de se remettre au boulot pour aller chercher la 18ème place. Ne soyons pas plus gourmand que ça.

Vous sentez-vous menacé ?
Excusez-moi du terme, mais je m’en fous de ma situation. Aujourd’hui, je pense surtout à gagner du match. Le reste… À mon âge, je ne pense plus à ça. Je suis un homme heureux, j’adore bosser, j’adore travailler pour trouver des solutions. Je suis surtout inquiet quand il y a des problèmes de santé dans ma famille ou quand je sors dans la rue et que je vois des gens dans la rue, sans toit. J’ai la chance d’avoir un boulot, donc je ne me plains pas. On est dans de sales draps, mais il faut trouver des solutions.

Nos derniers articles