Kombouaré : "La fébrilité a gagné toute l'équipe"

Publié le 15 December 2019 à 10:55 par JB

Voici la conférence de presse d’Antoine Kombouaré après TFC - Reims (0-1).

Antoine, quelle est votre première réaction ?
Soirée cauchemar avec une entame difficile, des ballons perdus et surtout ce cadeau. Reims a su tenir le score. Durant la deuxième période, on a essayé, mais c’était compliqué dans un contexte difficile. Le risque était surtout de voir les joueurs être gagnés par la fébrilité, et c’est ce qui est arrivé. C’est pour ça que je suis déçu ce soir, au-delà du résultat, il y a la manière dont on a joué.

Est-ce que c’est dans la tête docteur ?
Pour la première fois, oui ! Tous ne l’ont pas été, mais “Agu” (Rogel) a été en difficulté. Après le but, la fébrilité a gagné toute l’équipe. Il faut aider les joueurs. Ce sont eux qui sont sur le terrain et qu’il faut aider.

Cet effectif est-il taillé pour se maintenir ?
On a des blessés et des suspendus. Aujourd’hui, on est limité dans les choix. On doit travailler pour trouver des solutions et les aider. Pour le moment, c’est compliqué. C’est souvent à cause d’une expulsion ou d’un cadeau, mais depuis 8 matchs, ça fait défaite à chaque fois. On est en droit de se poser des questions à l’extérieur, nous, on va travailler et on va parler de recrutement. On ne restera pas les bras croisés.

Vous sentez-vous menacé ?
Ce n’est pas à moi de répondre à ce genre de question.

Un mot sur l’action des supporters dans la tribune présidentielle ?
Je comprends la déception et la colère des supporters. Il faut faire attention à comment on agit. Des choses ne sont pas à faire. Ce qui s’est passé, pour moi, ça ne se fait pas. Mais ils sont libres de faire ce qu’ils veulent… J’ai vu ce qu’il s’est passé dans mon dos, mais je suis resté dans mon match pour ne pas prendre un deuxième but et tenter d’égaliser. Moi, je me concentre sur mon travail et trouver des solutions pour stopper l’hémorragie. Et bien sûr que ça touche les joueurs.

Selon vous, le président Sadran doit-il parler à la presse et prendre des mesures pour le club ?
Je n’ai pas à commenter. Le président est un grand garçon. Il sait ce qu’il a à faire. Dire ce qu’il doit faire, ce n’est pas mon problème. Mon travail, c’est de travailler pour gagner des matchs, ou du moins ne plus en perdre.

Le président est venu dans le vestiaire après le match…
On a échangé, oui, mais ça reste entre nous. Ça ne vous regarde pas.

Il reste deux matchs avant la trêve : à Lyon en Coupe de la Ligue et à Nice. On a l’impression que ce déplacement face à l’OL arrive au mauvais moment.
On n’a pas le choix, il faut le jouer. La priorité est bien sûr le dernier match à Nice samedi. Un ultimatum ? C’est d’essayer de ramener un point de ce déplacement. Je me le mets à mois, je n’attends pas que le président me mette la pression.

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