Kombouaré : "À vouloir attaquer comme des fous, on s'expose"

Publié le 02 novembre 2019 à 23:22 par JB

La rédaction du site LesViolets.Com vous propose la conférence de presse d’Antoine Kombouaré après TFC - Lyon (2-3).

Antoine, le TFC a encore encaissé un but à la dernière minute. Comment analysez-vous ça ?
Quand ça arrive trop souvent, ce n’est pas un manque de concentration ou de la jeunesse, c’est autre chose. Dans mon esprit, vouloir gagner la rencontre, c’est une chose, mais il faut savoir essayer se contenter du match nul. On a les situations pour marquer ce troisième but, mais à vouloir attaquer comme des fous, on s’expose. On a laissé des espaces à des joueurs de grande qualité en face. On peut discuter d’une éventuelle faute sur le dernier but, mais avant ça, Baptiste Reynet fait les arrêts qu’il faut pour rester à 2-2. Alors, pour les spectateurs, c’était fantastique, car ça attaquait dans tous les sens… Mais ce que je peux retenir de ce match, c’est qu’il faut apprendre à conserver le match nul. On ne parvient pas à mieux gérer les fins de match. Là, on se jette trop vite dans la gueule du loup et on se fait transpercer.

En voulez-vous à vos joueurs d’avoir tenté d’arracher la victoire ?
On se sent bien, on a envie d’aller de l’avant, on a l’équipe pour faire ça. Mais on se laisse emporter avec notre jeunesse. Le petit Manu Koné, je ne lui en veux pas, mais il apporte le soutien aux attaquants dans les dernières minutes… Quand il y a de l’euphorie comme ça, on a envie d’aller au bout pour marquer. Il va falloir trouver un équilibre entre attaquer et ne pas s’exposer. On aime voir nos joueurs aller de l’avant, j’ai pris du plaisir à voir mes joueurs ce soir, mais il faut faire ce qu’il faut pour ne pas donner trop d’espace à l’adversaire. Baptiste Reynet a fait plusieurs arrêts à 2-2.

Cette défaite est-elle encourageante, malgré tout ?
Il y a plein de choses positives à retenir. Mais on perd deux points coup sur coup entre ce match et celui à Rennes. Je ne dirai jamais qu’une défaite donne confiance. Mais on sait désormais pointer du doigt nos difficultés. Il faut travailler sur ça, tout en conservant ce qu’on fait de bien, notamment devant. J’ai vu des joueurs offensifs qui ont envie de jouer ensemble, de faire les efforts les uns pour les autres. On peut marquer à tout moment, depuis mon arrivée, on marque deux buts par match, c’est bien. C’est grave de marquer deux buts contre Lyon et Rennes et de ne pas prendre au moins un point. On défend mal.

Un mot sur Yaya Sanogo, encore buteur ?
Quand il y a un nouvel entraîneur, les cartes sont toujours redistribuées. Yaya fait ce qu’il faut pour gagner sa place de titulaire. Sa première rentrée contre Lille a été déterminante. Depuis, il a gagné sa place. C’est bien, mais je juge le travail sur la durée. Il ne faut pas qu’il retombe dans ses travers, car s’il a été à la cave à un moment donné, c’est qu’il y avait des raisons. Ce n’est pas simplement la faute de l’entraîneur.

Vous avez lancé plusieurs jeunes cette semaine (Diarra, Koné, Ngoumou et Goncalves), êtes-vous satisfait ?
Je suis super content de leur performance. Ils sont là pour apprendre. Je n’attends pas grand-chose des jeunes. J’attends qu’il apportent leur insouciance, leur générosité, leur envie. Ils ont zéro pression. Sur ce que je vois depuis mon arrivée, c’est super intéressant. À eux de rester calme, eux et leur entourage. Ils vont devoir confirmer sur la durée. Pour le moment, ils ne font que des apparitions. Les anciens doivent aussi bien les encadrer.

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