John Bostock, le come-back

Publié le 10 mai 2019 à 21:00 par JB

Après un hiver difficile, John Bostock a retrouvé le sourire. D’abord parce qu’il a disputé 45 bonnes minutes contre Rennes, puis son ancienne équipe, Tottenham, s’est qualifiée pour la finale de la Ligue des Champion. Ce samedi, profitant de la suspension d'Ibrahim Sangaré, le milieu de terrain sera titulaire face à Amiens après de longues semaines de doute, de travail lors des entraînements, de réathlétisation, et de discussions avec le staff.

117, c’est le nombre de jours qui nous séparent entre la dernière titularisation de Bostock en Ligue 1 et aujourd’hui. En effet, les apparitions en championnat de l’international espoir anglais en 2019 se comptent sur les doigts d’une main : une titularisation contre Strasbourg le 13 janvier (2-2), et trois entrées en jeu (à Monaco début février, face à Nantes début avril puis devant les Rennais dimanche). En 45 minutes contre les vainqueurs de la Coupe de France, Bostock a tapé dans l’oeil de plusieurs supporters et d’Alain Casanova. “J’ai retrouvé un John Bostock comme je l’espérais. On est en train de récupérer un joueur qui a eu un temps d’adaptation compliquée pour la Ligue 1. Après un début de saison très intéressant, une fois que les terrains sont devenus plus compliqués, que les adversaires étaient mieux préparés physiquement, il a eu des moments difficiles. Aujourd’hui, il est récompensé de tout ce qu'il a montré depuis des semaines lors des entraînements. Il a su rester à sa place, ne pas montrer de frustration et s’est réfugié dans le travail avec beaucoup d’enthousiasme et de dynamisme” a déclaré l’entraîneur toulousain.

L’été dernier, Bostock avait pourtant le statut d’un titulaire au sein du 11 de Casanova, avec Ibrahim Sangaré et Manu Garcia autour de lui. Mais à l’aube de l’automne, Toulouse a connu une crise de résultats et a rangé ses ambitions de jeu au placard. “À ce moment-là, Bostock manquait de hargne et il se cachait lors des entraînements” nous glisse un proche du club.

L’irrégularité, un problème que Bostock a connu dans tous les clubs où il est passé et notamment au RC Lens, entraîné par Alain Casanova à l’époque. “C’est une énigme. Sur les 5 ou 6 premiers mois à Bollaert, on avait vraiment l’impression de voir évoluer un très bon joueur de Ligue 1 en Ligue 2, puis cela s’est fortement atténué, une fois que les adversaires ont analysé son jeu” nous explique Christophe Schaad, journaliste pour le site Lensois.com.

Sous contrat jusqu’en 2021 avec le TFC, un départ ne semble pas à l’ordre du jour. Mais Casanova le sait désormais, Bostock n’a peut-être pas le niveau pour être performant sur 38 journées de Ligue 1 et devra absolument renforcer son milieu de terrain.

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