Garande : "Pour qu'on puisse rêver, il faut qu'on batte Caen et Pau"

Publié le 05 May 2021 à 00:29 par JB

Après la victoire au Havre (0-1), Patrice Garande s’est arrêté en conférence de presse. Interview.

Patrice, quelle est votre réaction à chaud ?
Nous avons bien maîtrisé le match, jusqu’à on soit en supériorité numérique. On a déjà connu ça dans notre saison, c’est un de nos paradoxes. À quoi est-ce dû ? Je n’en sais trop rien. Peut-être à une petite baisse de concentration ? On a peut-être confondu vitesse et précipitation. On a déjà joué des matchs contre des équipes à 10. Elles ont un petit retour de flamme et jouent crânement leur chance. Je n’oublie pas non plus qu’on a eu de la réussite sur deux coups de pied arrêtés. Nous n’avons plus notre destin en main. Si on veut avoir un petit espoir de jouer quelque chose sur la dernière journée, il fallait gagner nos trois matchs. C’est le challenge que j’avais fixé aux joueurs. On a bien démarré ce mardi, il reste Caen et Pau. On verra bien ce qui se passera contre Dunkerque. L’autre objectif est d’assurer la troisième place en remportant deux victoires. En attendant, ce soir, je suis satisfait de l’investissement et du comportement des joueurs, de la qualité montrée par moments, même si nous avons souffert en seconde période.

Comment expliquez-vous votre baisse en seconde période ?
Il y a tout qui joue. On a des retours de joueurs qui ne sont pas à 100% sur le plan physique. Aujourd’hui, j’avais décidé de changer deux joueurs par rapport au match à Paris, car il faut les intégrer de façon à ce qu’on puisse leur donner du rythme et avoir une majorité de joueurs à 100%. Les joueurs qui n’ont pas démarré contre Le Havre n’avaient pas démérité sur le match à Paris (Diakité et Bayo, ndlr). Certains joueurs sont moins touchés que d’autres par la Covid et reviennent plus vite. Il y a aussi la tension et la pression qui entrent en ligne de compte.

Dans quel état psychologique est votre effectif ?
C’était compliqué de préparer ce match. Dès le lendemain du match contre Paris, plein de joueurs disaient que ce n’était pas fini. On s’est tous mis en mode “il va se passer quelque chose”. Mais pour qu’on puisse rêver, il faut qu’on batte Caen et Pau. Peut-être alors qu’il se passera quelque chose lors de la dernière journée.

La victoire de Clermont à Grenoble vous a-t-elle mis un coup ?
Je ne sais pas, je n’en ai pas parlé à mes joueurs. Personnellement, je n’ai pas regardé le match. J’étais juste tenu au courant quand même. On a déjà affronté Clermont et Grenoble et je préfère rester concentré sur les échéances qui sont les nôtres. Mathématiquement, on sait que si les deux équipes qui sont devant font carton plein, il n’y aura pas moyen de monter directement. Par contre, il y a un autre moyen, les barrages, et il faut gagner encore un match pour être sûr de finir troisième.

Un mot sur Maxime Dupé, héros de la seconde période ?
Il nous a habitués à ça. Quand on prend sa progression depuis le début de la saison, il est devenu un élément essentiel. Vous ne pouvez pas faire une bonne saison sans un grand gardien. Max, il a pris une ampleur et une dimension depuis qu’il est avec nous. Il a eu la Covid et n’a pas eu beaucoup de séances d’entraînement, mais il a cette expérience et nous fait l’arrêt au bon moment. Sur ce match, il a également la réussite qu’il faut et que les grands gardiens ont.

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