Garande : "On a vu une équipe avec du mental, qui croit en elle, qui ne lâche rien"

Publié le 28 September 2020 à 16:26 par JB

Après TFC - Auxerre (3-1), voici la conférence de presse de Patrice Garande.

Patrice, 332 jours après, le TFC gagne enfin un match de foot !
Je n'aurai pas le gâteau d'anniversaire des un an ! Vous imaginez bien qu'il y a du bonheur partout, tout le monde est très heureux. Je suis heureux pour mes joueurs, car ils couraient sur le sentiment d'une victoire depuis longtemps. Je disais que nous n'étions pas loin, mais qu'il fallait mieux faire. Le thème du match, c'était juste de faire plus pour combattre cette espèce de fatalité qu'on avait au tour de nous et que de nombreux gens nous rappelaient souvent. En plus de ça, je trouve qu'ils ont fait un bon match. Je pense aussi à nos supporters qui nous ont envoyé un message avant le match. Ils étaient frustrés de ne pas être près de nous et on a senti qu'il nous transmettait toute leur énergie pour gagner. Il y a plein d'éléments qui font que ce succès est important et j'espère que ça va débloquer les joueurs. Déjà, on va arrêter de nous râbacher cette série sans victoire qu'on entendait depuis un petit moment. Et puis quand on gagne des matchs, ça permet de travailler un peu plus sereinement et d'acquérir de la confiance.

332 jours.
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Comment avez-vous vécu la construction de cette victoire ?
On a gagné dans un moment difficile et c'est important de remporter ce match comme ça. Je pense vraiment qu'on a montré de la qualité. Notre première période est la meilleure depuis le début. C'était un peu plus haché en deuxième mi-temps, mais on n'a pas lâché, on y a toujours cru. Et ça, c'est important. On a vu une équipe avec du mental, qui croit en elle, qui ne lâche rien. Ce sont toutes ces petites choses qui nous manquaient. C'est l'histoire de ce match. Derrière, ça va permettre de fédérer des choses très positives, mais il faut remettre ça samedi contre Troyes.

Estimez-vous avoir eu de la chance avec ce penalty et ce ballon contré sur le second but ?
La réussite, elle se provoque. La chance dans le foot, je n'y crois pas, la fatalité non plus. Pour qu'il y ait des buts, il faut des erreurs. On a payé pour le savoir sur les matchs précédents. Mais si on a eu cette réussite, c'est aussi parce que jamais dans cette rencontre, j'ai senti que mon équipe avait lâché. Même quand on prend le but, on a gardé le fil conducteur. Sur le plan mental, on a été très costaud. Et les choses ont basculé. C'est ce que je leur disais depuis quelques jours, si on veut que les choses changent, il faut aller le chercher. Si on avait été dans le même état psychologique que face à Dunkerque, par exemple, on aurait perdu. Ce sont peut-être des choses imperceptibles pour vous, mais depuis la touche, j'ai jamais senti que l'équipe avait abandonné. Et ils sont allés chercher la réussite.

Un coaching gagnant pour vous avec Moreira et Healey, buteurs !
J'avais prévenu Sam (Sanna) qu'il ne fallait pas qu'il soit surpris de jouer au milieu en cours de partie. Il ne faut pas oublier que son vrai poste, c'est milieu de terrain axial. Et j'avais dit à Steven (Moreira) que j'allais le faire entrer sur le côté droit. Ce système est fait pour lui. Alors en plus, il marque. L'histoire est belle.

Quelle a été votre réaction sur le but encaissé ?
J'étais fou. Il y a un ballon dévié, qui retombe dans les pieds d'un Auxerrois... On aurait pu penser que la fatalité s'acharnait encore sur nous. Oui, j'étais encore en colère, car ce but vient encore d'un coup de pied arrêté. Je ne veux surtout pas que ça devienne une psychose. Je lutte contre ça. Malgré tout, ça ne nous a pas éteints, on est reparti sur ce qu'on voulait faire et on a réussi à égaliser.

On a vu des signes qui ne trompent pas ce samedi, une équipe !
Ça fait un bon moment que je sens que le groupe vit bien. Pour que vous puissiez le sentir, il fallait des victoires. Je répète aux joueurs qu’ils sont tous individuellement des bons joueurs. Il faut tous qu’il fasse une équipe. Quand on joue en équipe comme contre Auxerre, quand en plus il y a cette force mentale avec cette communication, ça donne ça. Après le match, les joueurs et le staff étaient comme des fous. C’est une espèce de délivrance que tout le monde a voulu fêter ensemble. Dans le vestiaire, c’était un truc de fou, c’est un bonheur de voir les joueurs avec les yeux qui brillent et avec le sourire. Vous ne pouvez pas imaginer ce que c’est quand on perd. Quand vous entrez dans le vestiaire, c’est compliqué à vivre. Là, à l’inverse, quand ils sont compliqués, c’est un bonheur total. Mais ce n’est qu’un match. Il faut que ça serve à enchaîner.

Dupé et Moreira, les hommes du match ?
Je n’aime pas sortir des individualités… Max nous fait l’arrêt, mais c’est pour ça qu’on l’a pris. Steven, je ne suis pas surpris. Il rentre dans le groupe après une préparation tronquée avec le Covid et des symptômes. Il a été touché sur le plan physique et il a dû se remettre dans le coup. Puis, il y a le mercato. J’ai discuté avec lui, il n’y a pas de problème. Il aime le TFC, il va être au TFC et quand il est entré sur le terrain, il a montré ça avec ses potes. Quand il est entré dans le vestiaire à la fin du match, c’était un feu d’artifice. C’est top, c’est super !

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