Garande : "Ce groupe a un état d'esprit fantastique, ça peut faire la différence en fin de saison"

Publié le 18 January 2021 à 00:00 par JB

Après TFC - Grenoble (2-0), voici la conférence de presse de Patrice Garande.

Patrice, quelle est votre analyse du match ?
Je pense effectivement que la victoire est logique. On a commencé le match très très fort avec deux situations devant le but, mais en première période, nous avons manqué de rythme. Il nous a manqué cette capacité physique de changer de rythme. À la mi-temps, on s’était dit qu’il fallait hausser le rythme et trouver un équilibre dans notre façon d’attaquer. Notre jeu penchait beaucoup à droite. Vous allez avoir l’impression que je répète toujours la même chose, mais ce groupe ne lâche jamais rien et c’est une attitude qui me plaît beaucoup. Ce n’est pas notre meilleur match. On peut faire beaucoup mieux dans le jeu, mais compte tenu de ce qu’on avait dans les jambes, ça reste un match de bonne facture. J’ai apprécié l’attitude générale, la volonté de ne pas prendre de but, toujours l’envie d’aller marquer des buts et un état d’esprit sans faille.

Et un deuxième clean sheet consécutif à domicile !
On a rien donné à l’adversaire. À Caen, on a offert les deux buts. Et ça fait partie de notre progression. Dans ces matchs de haut de tableau, au couteau, qui se jouent sur des détails, c’est important d’avoir cette solidité défensive et de connaître le moins de déchet possible technique.

Un mot sur l’entrée en jeu de Vakoun Bayo ?
Il marque toujours contre Grenoble (rires). Je savais qu’il avait 30 minutes dans les jambes. Janis a été assez perturbé par le coup qu’il a reçu. J’ai donc eu très vite l’idée de faire rentrer Vakoun, d’autant que je souhaitais avoir un point d’ancrage dans l’élaboration de nos attaques et utiliser son jeu de tête phénoménal. Il nous manquait ça, car Janis Antiste n’a pas ce profil, c’est plus un joueur d’espace et de rupture.

Un coaching gagnant, encore un, après Ngoumou à Caen…
Je n’ai jamais compris ce truc de coaching gagnant. Je ne sais pas quel journaliste a inventé ça… Parfois ça marche, parfois non… Ce groupe a un état d’esprit fantastique et j’essaye de transmettre au quotidien l’importance qu’ils ont tous. Ce n’est pas parce qu’un joueur ne joue pas beaucoup qu’il n’est pas important pour le groupe. Il est important dans son attitude et sur le terrain. Chacun amène sa pierre à l’édifice, même si je dois faire des choix sur 25 ou 26 joueurs. Évidemment, certains ne sont pas contents, voire peut-être en colère. Mais jusqu’à présent, et je touche du bois, ils ont toujours respecté le club, l’entraîneur, le staff et les autres joueurs pour digérer leur déception et tout donner. Dans d’autres clubs, ça ne se passait pas tout à fait comme ça. Aujourd’hui, le groupe est super dans son comportement depuis très longtemps. Pour moi, c’est peut-être ce qui fera la différence à la fin. On doit garder cet état d’esprit pour espérer des choses magnifiques.

Quelle est votre analyse du match de Ruben Gabrielsen, de retour de blessure ?
Il a fait un bon match. Il était prêt physiquement et mentalement, il avait très envie de jouer. C’est un garçon qui veut tout le temps jouer, avec un comportement de capitaine sur le terrain. À la fin, il était cuit, mais il n’a jamais rien lâché, c’est dans sa mentalité. Je suis très content de ce qu’il a fait sur ce match.

Koné est-il sorti blessé ?
Il a mis du temps pour sortir, car il était de l’autre côté du terrain et puis vous savez, Manu, il est tranquille (rires). Il a accéléré pendant le match, il a fait plein de choses que j’ai aimé, mais il n’était pas pressé de sortir. Il n’était pas blessé, il avait simplement un carton et je ne voulais pas qu’il en prenne un deuxième.

Le TFC a été provisoirement leader de Ligue 2 après votre ouverture score et quand Troyes faisait match nul contre Sochaux…
Ça ne va rien changer à ma soirée (rires). Pour l’instant, on ne s’occupe pas de ça. On est toujours dans notre objectif. Ce championnat est comme une série avec des épisodes. On essaye d’être toujours dans la continuité et de continuer le plus possible cette bonne série. On sait que le prochain match va être aussi important et aussi compliqué contre Sochaux. Je dis aussi que nous affronter est aussi un test pour les autres équipes. Les matchs sont difficiles pour tout le monde. Ce qui m’intéresse le plus, c’est d’être capable de jouer ces matchs avec notre identité, notre façon de jouer et de toujours avoir envie de gagner. Je ne sais pas si on les gagnera tous. Regardez sur ce match contre Grenoble, tout n’a pas été parfait, mais il y a toujours eu un bon comportement, de l’envie et les joueurs font tout ce qu’il faut pour gagner.

Comment allez-vous aborder ce match de Coupe de France, mercredi contre Niort ?
On arrive à un moment où il ne va pas falloir se tromper dans la gestion des joueurs. Je vais faire la meilleure équipe possible, pour faire le meilleur résultat possible, mais je vais tenir compte des états des uns et des autres et des priorités du club. On a cru pendant longtemps qu’on ne jouerait pas la Coupe. Mais, pour moi, s'il y a bien une compétition qui génère des émotions, c’est la Coupe de France. Ça peut générer quelque chose au sein d’un club, à condition qu’il y ait du public. Là, on va jouer un match, dans une autre compétition… On a le bonheur de recevoir et d’éviter un déplacement. Mais, pour moi, ce n’est pas la Coupe. En plus, la façon dont elle est faite, on affronte tout de suite une équipe professionnelle. Le monde amateur est terriblement pénalisé. Je ne sais même pas si toutes les équipes ont repris l’entraînement…"

Nos derniers articles