Finances, partie 4 : la trésorerie remonte, les dettes financières explosent

Publié le 09 septembre 2021 à 12:00 par Romain Ottaviani

L’analyse des comptes annuels du TFC continue. Aujourd’hui place à la trésorerie pour la période du 1er juillet 2019 au 30 juin 2020, avec une belle évolution. En effet, après plusieurs années de disponibilités bancaires minimalistes, le TFC comptait au moment du rachat plus de 8 millions d’euros sur ses comptes en banque.

Cette somme, importante par rapport au passé, ne signifie pas que le TFC est « riche ».
Il faut retraiter divers autres postes du bilan pour avoir une vision plus globale de la trésorerie. Cette dernière doit pouvoir payer les salaires, les remboursements d’emprunts, les fournisseurs etc. C’est-à-dire les dettes.
Dans une entreprise, il en existe de différentes sortes, notamment les dettes financières, prépondérantes au « Téfécé ». Ce sont celles dues auprès des établissements bancaires.

Comme le montre le graphique, ces dettes n’ont cessé d’augmenter avec une accélération inquiétante depuis 2018. Coïncidence ou non, c’est à partir de 2018 que le TFC a réalisé ses mercatos les plus importants en termes d’achats (Mubele, Saïd, Reynet, Koulouris etc...) avec le succès qu’on leur connaît.
Du côté des autres dettes (fournisseurs et Etat notamment), elles ont diminué de 5 millions d’euros environ.
Au total, la société TFC avait plus de 40 millions de dettes. À l’inverse, elle comptait 22 millions de créances (c’est-à-dire la somme qu’elle va récupérer). Le déséquilibre entre les dettes et les créances est donc de 18 millions d’euros.

La situation financière reste donc fragile, d’autant que l’augmentation de l’endettement ces dernières années (qui inclut le Prêt Garanti par l'Etat de mai 2020), qui a servi, en partie, à acheter des joueurs (à lire bientôt sur LesViolets.Com) ne semble pas pouvoir être remboursée par la vente de ces mêmes joueurs. Par exemple, Wesley Saïd, acheté 8 millions et parti gratuitement, ne rapporte rien au Tèf. Pourtant, il faut bien rembourser l’emprunt qui a permis de l’acquérir…

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