Finances, objectif L1, bilan sportif, jeunes, voici le discours de Damien Comolli face aux partenaires

Publié le 14 octobre 2021 à 00:00 par JB

Ce mercredi soir, les partenaires du TFC avaient tous rendez-vous au Stadium pour une soirée avec la direction, le staff et les joueurs. Damien Comolli en a profité pour prendre le micro et pour donner un discours de 10 minutes que nous vous proposons sur LesViolets.Com.

L’accueil, les supporters
Nous sommes enchantés de vous revoir et de vous accueillir tous les 15 jours au Stadium. L’année dernière, avec tous les confinements, nous nous sommes rencontrés que par petits groupes, sans pouvoir faire des rassemblements plus importants. On a un joueur qu’on vient de faire signer, Rasmus Nicolaisen, qui a joué en Angleterre, qui a disputé deux matchs de Ligue des Champions juste avant de venir. Après le match contre Grenoble (4-1), il est venu nous dire qu’il n’avait jamais joué dans une telle atmosphère et ambiance. Faisons en sorte que ça continue ! Vous plus que nous, car nous, quand on crie un peu trop fort, on est suspendus…

Les finances
Je veux d’abord vous remercier pour votre fidélité, car vous avez passé beaucoup de temps sans pouvoir venir voir de matchs. Nous n’avons pas non plus pu fournir les prestations sur lesquelles on s’était engagées auprès de vous. De nouvelles sociétés ont rejoint le TFC, malgré le contexte sportif difficile du club et économique. Vous avez suivi la faillite de Mediapro. Nous avons été extrêmement touchés par cet événement et nous avons même été le club français le plus impacté parce que nous devions toucher des aides à la relégation la saison dernière et cette saison qui ont été supprimées. On parle là d’une dizaine de millions d’euros, plus la baisse générale pour tous les clubs de 40%. De cette période difficile, nous en avons tiré des leçons et nous avons pris des décisions humainement compliquées. On a été le premier club français à le faire pour mieux préparer l’avenir. On doit s’orienter vers un business model qui ne doit plus faire perdre au club 10 millions d’euros par an et vendre ses meilleurs joueurs chaque saison. Ça, on veut en sortir. C’est un cercle vicieux infernal. Aujourd’hui, la situation économique est beaucoup plus confortable au club. On n’avait pas le choix de faire ces sacrifices et les autres clubs en France n’auront pas le choix de les faire à leur tour et de nous suivre.

Bilan général du rachat du TFC
Cela fait un peu plus d’un an que nous avons racheté le club avec RedBird Capital Partners. Le petit bilan qu’on peut faire de ces 14/15 mois, c’est qu’on a dû reconstruire une équipe, une équipe derrière l’équipe également, que ce soit dans les bureaux ou dans le staff technique et médical. On s’est remis de la déception de la saison dernière et on a trouvé encore plus de motivation. J’avais dit aux joueurs dans le vestiaire à Nantes qu’on allait revenir plus fort. Et avant le premier match de la saison au Stadium contre Ajaccio, on a dit aux joueurs qu’il fallait démarrer la saison très fort et ne pas refaire l’erreur d’il y a un an.

Un premier bilan de la saison
On a assez bien démarré, on est la meilleure attaque, on est l’équipe qui a la meilleure possession et on a deux des meilleurs buteurs de L2 avec Rhys Healey et Ado Onaiwu et le meilleur passeur avec Branco van den Boomen. C’est donc assez positif. Depuis que je suis au club, j’entends beaucoup de gens dirent qu’on ne peut pas monter si on n’a pas une équipe de 30 ou 31 ans de moyenne d’âge. Je n’écoute pas. Nous, on trace notre route avec notre philosophie. Ça a failli marcher la saison dernière et on pense que ça va marcher cette année. On fait tout pour que ça fonctionne. On a l’équipe la plus jeune du championnat. Contre Grenoble, on a fini le match avec 7 joueurs de 20 ans sur le terrain. C’est du jamais vu en L2. La performance était déjà très bonne avec les joueurs plus expérimentés, mais on a aussi fait une bonne période avec un but marqué par un jeune sur les 20 dernières minutes (Ngoumou).

La Ligue 1
C’est, bien évidemment, de remonter là où le TFC doit être. Les propriétaires américains étaient à Toulouse il y a quelques jours et ils ont affiché un objectif clair de faire au moins le top 10 en Ligue 1 dans les années qui arrivent. Cette ambition, on va l’atteindre d’une manière un peu différente des autres avec notre business économique et notre façon de recruter. Je suis persuadé qu’on va y arriver, mais sans vous, les partenaires, et l’ensemble de la communauté TFC, on n’y arrivera pas.

Les Pitchouns
Notre obsession est d’avoir une formation forte, un ancrage local fort, avec des joueurs qui viennent de la région. C’est quelque chose qui va s’inscrire dans la durée, car c’est la culture du club. C’est ce que nos supporters et les partenaires veulent voir. Même un Manu Koné, qui est Parisien, a fait lever des gens devant leur télévision l’année dernière.

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