Finances du TFC : la masse salariale dérape-t-elle ? (épisode 3)

Publié le 20 avril 2018 à 00:00 par Romain Ottaviani

Il y a un poste qui pèse lourd dans le budget des clubs de football : la masse salariale. Celle-ci se compose des salaires et des charges sociales.

Le salaire est évidemment l’un des points névralgiques dans la guerre entre les clubs pour attirer les joueurs et pas que pour le PSG.

Le TFC a fait des efforts au cours des deux dernières années pour recruter des joueurs « phares », notamment Andy Delort, et ça se ressent.

Comme vous le voyez dans le tableau ci-dessus, en un an la masse salariale totale a augmenté de quasiment 6 millions (soit environ 25 % de hausse !).

Les comptes, arrêtés au 30 juin 2017, ne peuvent avoir été influencés que par l’arrivée de Delort, qui a signé au TFC en janvier 2017. Selon les estimations de L’Equipe, son salaire se situerait à 135 000 euros brut par mois, soit sur la moitié de l’année 810 000 euros auxquels on ajoute 50 % de charges (globalement), ce qui donne 1 215 000 euros rien que pour l’ancien caennais. Durant l’été 2016, d’autres recrues ont pu aussi peser dans la balance : Jessy Pi, Christopher Jullien, Ola Toivonen et Jimmy Durmaz.

Rappelons que comme les comptes ont été arrêtés au 30 juin 2017, ils ne prennent pas en compte Imbula (environ 150 000 euros par mois) et Gradel, deux nouveaux importants salaires.

Si nous comparons la masse salariale du TFC avec les clubs actuellement dans la deuxième partie de tableau de Ligue 1, ça donne ceci :

Nous voyons donc que Toulouse a la 3ème plus grosse masse salariale des dix derniers de Ligue 1, mais n’occupe que la 17ème place du classement.

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