Et maintenant, quels leviers pour Kombouaré ?

Publié le 11 novembre 2019 à 12:20 par Emmanuel Davila

3 points en 4 matchs. Voilà le premier bilan d'Antoine Kombouaré au moment d'achever son premier mois sur le banc du Tèf - bilan un brin embelli par la qualification à Niort en Coupe de la Ligue. Bilan qui aurait surtout une apparence moins terrible si le Tèf avait arraché ne serait-ce qu'un nul à Montpellier, dimanche. Finalement, ce 3-0 cinglant revêt déjà les allures d'une rupture. Le levier du changement d'entraîneur, a priori le plus efficace qui soit, a déjà été activé. Et la qualité première de Kombouaré, celle de meneur d'hommes, capable de secouer un vestiaire, n'opère déjà plus.

À en juger par le dépit et l'inertie qu'il a montrés sur la touche dimanche, l'entraîneur toulousain sait parfaitement l'urgence de la situation. Ces derniers jours, il a tenté d'activer un autre levier, trop connu des supporters toulousains : celui de l'union sacrée. En vieux connaisseur de la Ligue 1, AK doit pourtant savoir que la crise au TFC dure depuis désormais six saisons. Il ne faudra plus compter sur le bon cœur des supporters pour réveiller une équipe et un club qui ne lui donnent jamais rien en retour.

KOMBOUARE DANS UNE IMPASSE TACTIQUE

Certes, Kombouaré a hérité dès son arrivée d'un calendrier difficile et son équipe a montré des dispositions offensives qui se faisaient rares sous Casa. Mais c'est aussi en cela que cette défaite à Montpellier est cruelle. Elle a réduit à néant les espoirs entrevus dans le jeu. Le 4-4-2 de Kombouaré, salutaire offensivement, exposait trop une défense déjà fragilisée par les absences. À la Mosson, c'est donc ce bon vieux 4-3-3 qui était de sortie, censé densifier le milieu et protéger les latéraux.

Résultat : une animation offensive indigente et une défense pas moins dépassée. La trêve internationale donnera un peu de temps à Kombouaré pour résoudre ces errements tactiques et pour récupérer ses blessés. Mais cette défaite-là a assombri la trajectoire d'une équipe que le départ de Casanova pouvait pourtant réveiller. Public désespéré, nouveau coach impuissant et joueurs sans repère. Au TFC, Antoine, ça s'appelle la routine.

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