Edito : Un TFC historique humilie Auxerre dans un Stadium en fusion

Publié le 17 octobre 2021 à 08:30 par Samuel Cadène

HISTORIQUE ! Dans un Stadium chauffé à blanc, le TFC s'est adjugé l'AJ Auxerre sur un score aussi logique que violent, 6-0. Les coéquipiers de Rafael Ratao, double buteur hier, envoient un énième signal fort au reste du championnat en corrigeant un adversaire direct et restent leader. Retour sur un match qui fera date.

Comme nombre de supporters du TFC se souviennent d'où ils étaient le soir du TFC-Rennes où Ali Ahamada a égalisé de la tête, ou bien encore avec qui ils célébraient le miraculeux maintien à Angers en 2016, il y a fort à parier que dans 10 ans, tous se souviendront de cet après-midi rocambolesque comme s'il avait eu lieu la veille. Sur la pelouse de son Stadium, le TFC retrouvait les joies de la Ligue 2 après quinze jours de coupure internationale et deux contre-performances contre Caen et à Amiens. 

Privé de deux hommes clé de son schéma tactique (Spierings et Dejaegere), Philippe Montanier a dû composer avec un onze inédit, donnant leur chance à Steve Mvoué et à Rafael Ratao au coup d'envoi. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le scénario du match a donné raison au coach violet. Après l'ouverture du score de Rhys Healey - aussi on fire que le splendide soleil qui brillait sur l'île du Ramier-, c'est le Brésilien qui d'une superbe frappe enroulée du droit trompait Léon pour la deuxième fois du match. On ne joue alors que la 7e minute. Moins de vingt minutes plus tard, le Camerounais Mvoué ajustait d'un plat du pied glacial de précision le portier bourguignon pour la troisième fois du match. "Le score est parfait. On a pris le match par le bon bout, avec une efficacité immédiate", félicitait Montanier après la rencontre. Denis Genreau, auteur d'un autre bon match en tant que titulaire enchérissait : "On a mis tellement d’énergie en début de match… Ils n’ont pas pu sortir de leur camp (…) Je m’amuse tellement dans ce club avec ces supporters, ce coach…"

À noter le bel état d'esprit du protégé de Samuel Eto'o, qui, juste après son but s'est empressé de traverser le terrain pour sauter dans les bras de son entraîneur. Un geste empli de reconnaissance et qui témoigne de la sanité qui règne dans le groupe toulousain malgré le faible temps de jeu de certains.

Et Ratao fit une Neymar et conquit le Stadium...

"Ce geste, cette talonnade, je m'entraîne à le faire, mais là, c'est à l'instinct". S'il n'avait pas fallu longtemps à Ado Onaiwu pour devenir l'une des coqueluche du Stadium cette année, il faut croire que son compère peroxydé portant le numéro 21 n'aura lui non plus eu aucune difficulté d'adaptation. À peine revenu des vestiaires, Healey hérite d'un ballon au cœur de la surface, mais sa frappe écrasée manque la cible. Peu importe, de miettes, "RR21" avait décidé d'en faire un festin, et d'une talonnade aussi géniale qu'inattendue, vient reprendre le tir de l'Anglais, porter le score à 4-0, et plonger Auxerre encore un peu plus dans ses doutes. "Ça a été un calvaire. Les Toulousains ont été largement supérieurs à nous. On se pose la question de notre potentiel collectif, notre capacité à nous maintenir dans les équipes de tête. Quand on voit comment Toulouse nous a bougé cet après-midi..." relevait lucide Jean-Marc Furlan, le coach de l'AJA.

Le temps pour Rhys Healey d'inscrire un doublé sur un caviar d'un Nathan Ngoumou resté sur les mêmes bases de son excellent match à Tarbes contre Pau, et à Branco van den Boomen d'ajuster une énième galette pour trouver la tête de Rasmus Nicolaisen, dépucelé en France, et voilà les Violets qui s'imposent avec la manière 6-0 devant un concurrent direct. En tribune, la fête fut aussi belle que sur le terrain, et peu à peu les travées du Stadium se garnissent à mesure que la saison avance. De bon augure pour la suite.

Dans ce genre de match, difficile de ressortir une individualité tant la performance collective fut de qualité. En revanche, ce qu'il est facile de relever, c'est la capacité de ce TFC à ne jamais douter de lui-même, même après deux sorties délicates avant la trêve. Leader devant Sochaux et à 6 points du Havre troisième, Toulouse s'est aussi donné un grand coup de pouce au goal average en giflant l'AJA (+12 sur les Lionceaux). Une après-midi parfaite qui laisse augurer que rien ni personne ne semble en mesure de stopper un tube de l'été qui prend peu à peu les allures d'un hit de l'automne sur les bords de la Garonne. Ça tombe bien, à Toulouse, l'été indien, on connaît bien.

Nos derniers articles