Edito : Saïd, tout ça pour ça ?

Publié le 09 August 2020 à 00:00 par Samuel Cadène

8 millions d’euros. Arrivé l’été dernier pour une somme pharaonique, Wesley Saïd n’a jamais justifié le montant de son transfert. En un an, l’ancien Dijonnais aura disputé 24 rencontres, soit 333.333€ le match joué. Un peu chèros vous ne trouvez pas ? Ce qui me gêne avec Wesley Saïd, c’est que l’on a l’impression que s’il se donnait la peine de jouer à son vrai niveau, il serait sans aucun doute un des meilleurs joueurs passés sous le maillot violet. Au lieu de ça, il ère comme une âme en peine, tire la gueule et avance comme un fer à repasser.

Dans l’émission Feuille de Match Toulouse, Issou Dao expliquait qu’à l’entraînement, il n’y avait pas meilleur que lui. Le problème, c’est qu’en match, 10 de ses coéquipiers le surpassent. Ce qui agace prodigieusement les supporters, c’est que l’on se rend compte qu’en fait, Saïd est un fainéant. En rentrant vingt minutes par-ci, quinze minutes par-là cette saison, l’ex international espoir n’a rien apporté, et pire, n’a pas tâché son maillot de sueur. Ses entrées en jeu furent insipides, comme son apport technique dans une équipe qui aurait bien eu besoin d’un leader tout au long de la saison. Au lieu de ça, Saïd ne s’est pas remis en cause. Au lieu de redoubler d’efforts et d’aider Toulouse à s’en sortir comme Gradel l’a fait à de tellement nombreuses reprises, il a lâché prise et sombré avec le reste du navire.

Ses performances n’ont aidé personne. Ni lui qui rêve de quitter Toulouse, ni le TFC pour lequel il s’était mis en grève à Dijon. J’en viens à me demander si c’est l’amour du maillot ou le salaire proposé à Toulouse qui l’ont convaincu. C’est ce que nous avaient dit les supporters du DFCO : "attention les gars, ce mec-là choisit ses matches et c’est une tête brûlée." Dans le mille. Dorénavant, le joueur de 25 ans traîne la patte tant au sens propre qu’au figuré.

Sa blessure, qui a été analysée comme n’étant qu’une simple torsion du genou, s’est révélée être en réalité une rupture des ligaments croisés, et ce, après que le staff médical du TFC l’ait sommé d’aller s’entraîner ! Admettez qu’une telle plaisanterie aurait sa place dans un sketch d’Alban Ivanov. Mais non, elle est bien réelle, et au TFC en 2020, c’est un peu tous les jours le Marrakech du Rire. À la décharge de Saïd, quand on voit que de telles erreurs sont commises, on aurait nous aussi envie de se taper la tête contre les murs du Stadium, d’en faire un communiqué, et de chercher, tel un frère Scofield, à s’échapper de cette prison.

L’ère Sadran étant révolue (espérons-le tout du moins), la gestion du cas Saïd sera l’un des chantiers de Damien Comolli et de sa troupe dans les prochains mois, une fois son genou sorti de la boîte à pharmacie. Espérons juste que personne n’ait oublié son casque et ses gants à ce moment précis…

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