Edito : Dans le sprint final, le TFC s'est claqué !

Publié le 02 May 2021 à 12:45 par Samuel Cadène

Sèchement battu 3-1 à Charléty, le TFC démarre mal son sprint final. Auteurs d'une belle réaction après l'ouverture du score parisienne, les Violets se sont écroulés en fin de rencontre. Résultat, il faudra sans doute en passer par les barrages pour continuer à rêver de Ligue 1. Analyse.

N'était-ce pas écrit d'avance ? Un scénario catastrophique où le TFC qui retrouvait les terrains de Ligue 2 après 15 jours de coupure Covid, allait s'effondrer en fin de rencontre. Ce que bon nombre d'observateurs attendaient s'est malheureusement produit. Au coup d'envoi déjà, le XI de départ sentait l'entourloupe à plein nez. Des joueurs qui ne jouent que très peu (Pettersson, Rouault, Diarra), d'autres qui reviennent à peine de maladie (Adli, Spierings, Van den Boomen) et un banc de touche composé de très jeunes éléments et de retours miracles (Healey et Dewaest). En clair, l'équation comportait trop d'inconnues pour être résolue en 90 minutes.

Dans une rencontre hachée par les multiples fautes des deux équipes, c'est d'abord le PFC qui plante la première banderille. Sur un contre éclair où Bayo rate invraisemblablement sa tête, l'intenable Laura fausse compagnie à Diakité et Spierings (qui auraient dû faire faute au milieu du terrain) et parvient comme par enchantement à centrer. Le ballon cafouillé atterrit dans les pieds de Martin qui trompe Isak Pettersson malgré la tentative de sauvetage de Gabrielsen sur sa ligne (12e). Cinq minutes plus tard, Bayo ne manque pas l'opportunité une seconde fois et s'envole plus haut que tout le monde à la réception d'un centre en deux temps de Branco van den Boomen. La tête décroisée de l'Ivoirien permet au TFC d'y croire (1-1). 

Le raté de Rhys Healey change le match

74e minute, le tournant du match. Servi par un Amine Adli qui aura passé la majeure partie de son temps en position de relayeur, Moussa Diarra ajuste un centre parfait sur lequel se jette Rhys Healey. La tête plongeante de l'Anglais, pourtant esseulé au cœur de la surface, passe à gauche de la cage parisienne. Un loupé terrible du buteur toulousain dont l'entrée en jeu n'a finalement rien changé aux problèmes qu'a eus le TFC pour se montrer véritablement dangereux hier après-midi. Bayo (84e) a eu lui aussi l'occasion de faire basculer le match, en vain.

Et comme dans un jeu de question/réponse, c'est le PFC qui s'adjugea le bénéfice des trois points, d'abord grâce à un coup de tête de Name deux minutes après le raté de Bayo. Le Sénégalais du PFC est couvert au second poteau par Moussa Diarra, et la sortie hésitante de Pettersson ne l'a pas grandement gêné pour ajuster son coup de casque (86e). Puis le TFC bu le calice jusqu'à la lie lorsque à la 93e minute, Arab vint battre une nouvelle fois de la tête le portier suédois, après un centre et un dégagement manqué de Diarra, encore lui. Le TFC s'incline donc 3-1 à Charlety.

Garande s'est trompé dans le coaching, des individualités à la rue

Que pouvait faire Patrice Garande ? Dans un premier temps, et avec toute la modestie qui s'impose, attendre la 75e minute pour faire du coaching - qui plus est après la vague de Covid qui a touché son effectif - était un suicide annoncé. S'il a jugé opportun de prendre Bangré, pourquoi ne pouvait-il pas rentrer en jeu à la place de Bayo ou d'Adli par exemple ? Une question qui restera sans réponse. Mais incriminer l'entraîneur du TFC comme seul responsable de ce marasme serait un peu vite vu. Hier, certains joueurs ont confirmé qu'ils n'avaient rien à faire là. Bafodé Diakité commet une erreur par match depuis bien trop longtemps, et peut également s'estimer heureux que la VAR n'ait pas été installée en Ligue 2, car c'est des vestiaires qu'il aurait vu la deuxième mi-temps après son attentat sur la cheville de Nomenjanahary (46e). Stjin Spierings semble être totalement amorphe, l'ensemble de la défense a montré des limites, tandis que de son côté, Rhys Healey ne sera probablement pas chasseur de tête après sa carrière...

Enfin, Isak Pettersson, dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles avec le fait qu'il a été portier international suédois, a prouvé qu'être gentil n'était pas un métier, et que Maxime Dupé pouvait dormir l'esprit tranquille. Largué dans son jeu au pied et manquant de tranchant dans ses sorties, son arrivée ressemble de plus en plus sérieusement à une erreur de casting.

Si lundi Clermont s'impose à Grenoble, le TFC pourra pratiquement dire adieu à la montée directe et commencer à préparer les barrages. D'ici là, il lui faudra surtout faire un sans-faute pour espérer s'accrocher au mince espoir qui subsiste encore. Après tout, ce ne serait pas la première fois dans l'histoire du football qu'un scénario rocambolesque se produirait...

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