Derick Osei Yaw : "Mon rêve ultime, c'était de jouer au Stadium avec le TFC"

Publié le 10 août 2019 à 12:00 par JB

Ce samedi, le TFC va affronter Brest (20h00, sur beIN Sports MAX 5) et va croiser un de ses anciens membres du centre de formation : Derick Osei Yaw. L’attaquant, qui avait signé pro l’été dernier au Tèf, a rejoint la Bretagne en janvier. Voici son interview sur LesViolets.Com.

Derick, comment vas-tu après cette inter-saison ?
Je suis en forme, la préparation s'est bien passée, je suis bien intégré. Vraiment, tout va bien. Collectivement, on a vraiment fait de bons matchs amicaux. On n'en a perdu aucun. J’ai réussi à marquer deux buts. Il faut désormais bien commencer le championnat.

Quels sont les objectifs pour Brest cette année ?
C’est clair et notre nouveau coach nous l’a dit dès son arrivée : c’est le maintien. Pour ça, il faudra gagner le plus de fois possible à la maison. Ensuite, à titre personnel, j’espère lancer ma carrière professionnelle. Même si la saison dernière j’ai fait quelques matchs de Ligue 2, elle n’a pas vraiment encore débuté.

Quel est ton poste préféré, car tu es polyvalent ?
À Toulouse, j’ai été formé sur les côtés et en pointe. Ici, à Brest, je suis arrivé en tant que numéro 9 et doublure de Gaëtan Charbonnier.

Le match de ce samedi entre Brest et le TFC sera forcément particulier pour toi…
Très particulier ! Ça ne fait que 6 mois que j’ai quitté Toulouse où j’avais fait tout mon cursus de l’école de foot au groupe pro. Je vais mettre les sentiments de côté pour cette rencontre. J’ai bien suivi la préparation du TFC. Ils vont être solides. Je pense que ça peut donner un bon match et j’espère qu’on le gagnera !

Quelle est l’ambiance autour du Stade Brestois avant cette première journée ?
Même pendant cette préparation, on a senti de l’engouement. Il y avait du monde aux entraînements et pendant les amicaux. Brest, c’est vraiment une terre de football. Samedi, le stade sera rempli. Toute la ville attend cet événement.

Quelles sont les qualités du SB29 ?
Avant tout, c’est la cohésion du groupe. C’est la clé de notre montée. Sur le terrain, on est dans la continuité de ce qu’a fait Jean-Marc Furlan. Ça joue bien au ballon, avec des individualités. Mais, vraiment, c’est le collectif qui fait notre force.
En revanche, on manque d’expérience de la Ligue 1. Très peu de joueurs ont évolué à ce niveau. On devra prendre peu de buts cette saison et être efficace devant.

Un mot sur Jessy Pi que tu as côtoyé l’an dernier à Brest ?
Quand je suis arrivé à Brest cet hiver, il était blessé. Puis il est vraiment bien revenu et a terminé la saison en tant que titulaire. Au TFC, ce n’était pas un problème de niveau, mais plutôt les idées du nouveau coach. Alain Casanova est arrivé avec ses joueurs, notamment John Bostock. Je pense que le profil de Jessy Pi ne correspondait pas à ce que voulait faire le coach Casanova. Ceci étant dit, Pi a le niveau de la Ligue 1, il l’a déjà démontré. J’espère que ça va bien se passer pour lui à Caen.

Pourquoi as-tu quitté précipitamment le TFC ?
J’avais signé pro pour une saison sous Michaël Debève. Ensuite, le coach Casanova est arrivé. J’ai fait la préparation avec les pros, mais, derrière, il y a eu une incompréhension entre le club et moi. J’avais pour objectif de véritablement intégrer le groupe professionnel afin d’essayer de bousculer la hiérarchie. Et ce n’est pas ce qui a été fait. Alain Casanova me considérait encore comme un jeune du centre de formation. Pour lui, j’étais encore en phase d’apprentissage. J’ai vu qu’il n’y avait pas de projet pour moi, donc le club a décidé de me libérer de mon contrat afin que je puisse aller à Brest. Et c’est très bien comme ça.

Avec du recul, comment as-tu encaissé ce départ ?
Pour moi, c’est un échec. Franchement, c’est dommage… J’ai fait 10 ans au TFC. Je suis arrivé en 2009, je connaissais tout le club. Je suis déçu de ne pas avoir pu faire mes débuts en pro avec Toulouse. Ma priorité, c’était de mouiller le maillot du TFC. C’est ce club qui m’a donné ma chance quand j’étais jeune. Vraiment, mon rêve ultime, c’était de jouer au Stadium. Aujourd’hui, j’ai tourné la page, mais ça reste un échec.

Qu’est-ce qui t’a manqué pour jouer en L1 au TFC ?
Franchement sur mes dernières années toulousaines, je montais en puissance. J’ai commencé à marquer pas mal de buts à partir des U19 et j’ai connu la sélection. Même si devant il y avait de la qualité la saison dernière, je pense que j’aurais pu avoir mon mot à dire. Au moins, j’aurais pu jouer en Coupe. D’autres jeunes ont joué ou ont été convoqués sur certains matchs. Moi, on ne m’a jamais vu. C’est le football qui veut ça. Peut-être que sans un changement de coach, j’aurais eu ma chance. Je ne plaisais peut-être pas au Coach Casanova. Plus qu’un problème de niveau, je pense que je ne correspondais pas au profil que recherchait le club.

Quels ont été tes plus beaux souvenirs au TFC ?
Avec le centre de formation, j’ai participé aux play-offs. On a aussi fait un bon parcours en Coupe Gambardella avec un quart de finale. Il y a deux ans, on a failli monter en National 2 avec la réserve. C’était une des meilleures saisons de notre génération. Je n’ai aucun mauvais souvenir, si ce n’est l’échec de ne pas avoir connu la Ligue 1 avec le TFC.

Quel a été le meilleur joueur que tu as croisé au TFC ?
J’ai fait toutes mes classes avec Kelvin Amian et il m’a vraiment impressionné. Je peux aussi citer Issa Diop. Mais pour moi, le plus gros échec, c’est Hakim El Mokeddem. Quand il est arrivé au club, je me souviens d’avoir vu un talent pur avec une technique hors norme. Ce genre de joueur, c’est rarissime. C’est dommage qu’il n’ait pas pu réussir à Toulouse.

Un mot sur Alain Casanova ?
C’est un coach qui croît énormément en sa philosophie de jeu. Aux entraînements, tout est carré. On voit qu’il sait de quoi il parle. Et il aime faire jouer les jeunes.

Comment vois-tu la saison toulousaine ?
Je leur souhaite le meilleur ! J’espère que ça va mieux se passer que les années précédentes. Je suis le TFC de près. Je les vois plutôt dans le ventre mou, entre la 11ème et la 15ème place. Ils savent qu’ils devront être vigilants pour faire une meilleure saison que l’an dernier.

Un dernier mot à l’attention des supporters violets ?
J’ai vraiment passé de belles années au TFC. Je remercie tous les supporters. Je sais qu’ils sont nombreux à suivre les jeunes. Certains ont cru en moi et j’ai reçu des messages lors de mon départ. Les supporters toulousains méritent le meilleur. J’espère que le Tèf fera une bonne saison pour les rendre fiers.

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